Frédéric Gallet, secrétaire départemental du syndicat Alliance police nationale, est revenu dans un communiqué sur les fusillades survenues dans la nuit du 9 au 10 mars (voir notre article). « Dimanche 10 mars, vers 2 heures du matin, de véritables scènes de guerre ont eu lieu dans le quartier du Blosne au sud de Rennes », explique-t-il. « Les patrouilles de police présentes ont entendu distinctement des armes automatiques de gros calibres. »
Au moment des faits, le « 17 » a été saturé d’appels de riverains. « Des hommes cagoulés étaient porteurs de fusils d’assaut type Kalachnikov», poursuit-il. «Ils étaient revêtus de gilets pare-balles qui courent et tiraient au niveau de la place du Banat. Les échanges de tirs ont duré plus d’une heure. C’est du jamais vu ! Une voiture a été criblée d’impacts de balles… des traces de rafales étaient présentes sur les immeubles. »
Après les fusillades, deux hommes se sont présentés à l’hôpital tout proche pour des blessures ! « Les coups de feu ont cessé vers 3 h 10. Le quartier a été sécurisé par le RAID, le PSIG (gendarmerie) et les effectifs de police de Rennes. Des douilles ont été retrouvées en nombre au sol. Le bilan humain semble à l’heure actuel plutôt rassurant eu égard aux circonstances ! »
Le syndicat « Alliance Police nationale » tient à rappeler. « Depuis des années, nous alertons sur la montée de la violence sur le territoire de la police de Rennes. L’usage des armes est de plus en plus fréquent sur les lieux où se déroulent les trafics de produits stupéfiants. Nous demandons un renfort immédiat d’effectifs et une dotation en matériel et armements en adéquation avec la violence qui sévit sur Rennes et communes limitrophes de la circonscription. Alliance réitère sa requête de classement de Rennes en zone difficile. Faudra-t-il attendre un drame et des événements encore plus graves pour avoir une réaction de l’état ? »


