En poussant la porte d’un immeuble, entre le restaurant l’Ima et son petit frère l’Imayoko, au 20 boulevard de la Tour d’Auvergne, le passant tombera sur un ouvrage ressemblant fort à une sorte de phalanstère breton…Mais impossible d’en connaître l’usage d’antan. « C’était une annexe de la caserne Foch », assure toutefois l’hôtelier tout proche.
Sous une grande verrière, l’édifice de quatre étages abrite un méli-mélo d’ appartements, de balcons et de charpentes. Il est d’un certain cachet et séduit le restaurateur étoilé, Julien Lémarié. « C’est beau, non ! », avoue-t-il. Mais comme beaucoup, il est dans l’expectative d’une réponse historique, d’une piste patrimoniale.
A défaut d’en connaître l’histoire, intéressons-nous au boulevard à proprement dit. Celui-ci fut percé en 1862 et porte le nom de Théophile-Malo de Corret de Kerbauffret de la Tour d’Auvergne, surnommé le premier grenadier de France, mort en Bavière en 1800. « Il porta le nom d’avenue Napoléon 3, » précise Paul Banéat, dans Le Vieux Rennes.



