À Rennes, des bagarres et violences sont monnaie courante. Elles sont souvent évoquées dans nos colonnes. Le week-end dernier, dans la nuit du 25 au 26 novembre, deux jeunes ont été pris à partie devant le 1988 Live club, boîte de nuit du centre Colombier. Ils ont été sérieusement agressés par des individus. Grâce à l’intervention des hommes de la sécurité de l’établissement (usage de lacrymogène), deux auteurs âgés de 23 ans, domiciliés à Rennes et Vezin, ont été interpellés, rue du capitaine Maignan, par les policiers, aux alentours de 6 h 15. Leurs victimes (21 jours d’incapacité totale de travail pour l’une et 14 jours pour l’autre) ont été conduites au CHU de Rennes (plaies au visage, blessure à l’épaule). Elles ont témoigné de leurs traumatismes devant les chaînes nationales (https://twitter.com/AmauryBucco/status/1729411482801062350), qui pour beaucoup d’entre elles ont fait des rapprochements avec l’affaire de Crépol.
Interrogé, le procureur de la République Philippe Astruc n’a pas souhaité communiquer sur cette affaire ni le service de communication de la police. D’après une source policière, l’affaire a été classée sans suite. « Je ne connais pas le fond du dossier, » assure Frédéric Gallet, secrétaire départemental du syndicat policier Alliance. « Il faut savoir qui a fait quoi et comment ! Le parquet a sans doute des éléments. » En tout cas, ce dossier s’inscrit dans l’insécurité prégnante du centre-ville de Rennes, notamment aux abords des discothèques. « Ce n’est pas nouveau. Les sorties de boîte sont toujours difficiles. Il n’y a pas eu un avant et un après le 7 octobre dans les violences rennaises. » Mais Frédéric Gallet tire toutefois la sonnette d’alarme. « Depuis des années, nous le répétons, des personnes sont de plus en plus brutales. Elles sont armées. Elles n’hésitent pas à utiliser des couteaux, des armes. » Depuis, selon le journal Actus Rennes, l’enquête a été reprise et le classement sans suite levé.
Infos + : « Dans cette affaire, il y en a qui sont blessés et d’autres qui ne le sont pas. Il y en a qui ont des profils standards et d’autres non. Les deux auteurs avaient eu visiblement des comportements déplacés par rapport à des femmes dans la discothèque, selon l’un des responsables de la sécurité du 88. »


