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AFFAIRE MAGALI BLANDIN : L’AMI GÉORGIEN DU MEURTRIER RESTE EN PRISON

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Comme l’on pouvait s’y attendre, Giorgi Zeragia, âgé de 31 ans et né à Tbilissi (Géorgie), impliqué dans l’affaire de Magali Blandin, restera en prison. La chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Rennes, a refusé sa remise en liberté, conformément aux réquisition de l’avocat général. “Dans cette affaire, il faut éviter les risques de pression sur les témoins et de concertations frauduleuses entre les différents protagonistes. Je demande le maintien en détention au regard de la nécessité de l’instruction”, avait affirmé l’avocate générale

Sans connaitre encore les motivations des magistrats rennais, le passé judiciaire du Géorgien, son lot de mensonges, son risque d’évasion vers son pays d’origine ont sans doute pesé lourd dans la balance. Venu sans avocat, l’homme à la forte corpulence et aux cheveux courts, père de deux enfants, est poursuivi pour tentative d’extorsion de fonds et meurtre en bande organisée. 

A la mi-novembre dernier, Giorgi avait rencontré Jérôme Gaillard, “l’assassin” et mari de Magali Blandin, pour une vente de matériel. Mais très vite, l’époux avait fait part de son intention de tuer sa femme. Il supportait mal l’idée d’un divorce et ne voulait pas perdre la garde de ses enfants, ni même son patrimoine. En réponse, Giorgi, “ami” de longue date, lui avait assuré son aide en faisant appel à un ami géorgien qui exécuterait Magali avant de retourner dans son pays aussitôt le meurtre commis.

Quelques semaines plus tard, un acompte de 8000 euros avait été versé en guise de “cadeau de Noël” au Géorgien et une date de meurtre était programmée au courant du mois de janvier. Mais Jérôme Gaillard s’était ravisé. Il avait décidé d’arrêter son projet criminel mais avait versé toutefois une somme de 20 000 à Giorgi pour qu’il achète une maison en Géorgie à son frère, lui-même en difficulté dans un divorce…. “L’histoire est à dormir debout”, qualifie au passage la présidente du tribunal.

Après cet intermède, Jérôme Gaillard pensait alors être tranquille chez ses parents, à Saint-Méen-le-Grand. Mais un matin, il retrouvait un document, une clé USB dans sa boite aux lettres. “Si tu ne te présentes avec 15 000 euros, on balance tout aux flics.” Au regard du ton de la lettre, Jérôme Gaillard croyait être confronté à un gang mafieux et prévenait les forces de l’ordre. 

Le 14 mars, à Maurepas, les forces de l’ordre interpellaient Giorgi et un ami géorgien dans le quartier de Maurepas. Elles espéraient alors retrouver Magali chez les ressortissants géorgiens. Malheureusement, il n’en était rien. La jeune femme était découverte sans vie dans une forêt, non loin de Montauban de Bretagne, après les aveux de son mari.

Depuis, Giorgi niait tout en bloc. Non, il n’avait jamais promis de faire disparaître Magali. Non, il n’avait pas reçu d’acompte. Mais oui, il avait vérifié au domicile de son ami Jérôme Gaillard si Magali n’était pas enfermée. Et oui, il était à Montfort-sur-Meu le 10 février pour déposer sur place des voleurs de carburant sans qu’il n’y ait un quelconque rapport avec la disparition de Magali. “Monsieur Gaillard a menti à tout le monde”, avait-il affirmé devant les magistrats pour sa défense. La semaine passée, la mère de Jérôme Gaillard et un voisin, également impliqués dans cette affaire, avaient demandé leur remise en liberté, en vain. Seul le père de l’assassin n’a pas encore fait de demande. 

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jean-christophe collet

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