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vendredi 12 avril 2024
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AFFAIRE BABACAR GUEYE : LE PARQUET REQUIERT UN DEUXIÈME NON-LIEU POUR LE POLICIER

Le 3 décembre 2015, dans un immeuble du quartier de Maurepas (au 1 rue Guy Ropartz), Babacar Gueye, blessait une personne (Gabriel Gueye) ; nécessitant le recours aux forces de l’ordre. Particulièrement agité, porteur d’un couteau, le Sénégalais poursuivait, lors de l’intervention, un policier jusqu’au 9e étage, obligeant l’homme en tenue à riposter contre lui avec son arme.

Après le décès de Babacar Gueye, l’affaire faisait grand bruit dans les médias ; qui explique pourquoi aujourd’hui et à titre exceptionnel le parquet de Rennes a publié un communiqué relatif au prononcé d’un deuxième non-lieu au bénéfice de l’auteur des coups de feu mortels. « Le fonctionnaire de police, ayant fait usage de son arme a répondu de manière concomitante, nécessaire et proportionnée à l’agression de Babacar Gueye sur sa personne. Il a agi en état de légitime défense et doit dès lors être déclaré irresponsable pénalement du chef de meurtre », note le procureur de la République, Philippe Astruc. 

Dans un document de près de 30 pages (c’est dire l’intérêt porté par la justice), le parquet rappelle « l’état apparent de transe » de Babacar (il s’était scarifié les abdominaux), lors de l’intervention. Il insiste aussi sur le « comportement menaçant », sur « l’étroitesse des lieux ». Mais pas seulement, il signale les  très « nombreuses sommations », les « brassards de police identifiables », « l’usage d’armes létales » avant les tirs et enfin la « brièveté de la scène ». 

Dans cette affaire, trois enquêtes pénales ont été menées. L’une l’a été par la  PJ pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique et la seconde pour violences aggravées sur Gabriel Gueye. La dernière était dirigée par la police des polices. Le 6 juillet 2016, ces investigations étaient classées sans suite par le parquet de Rennes au motif du décès de l’auteur et pour cause de légitime défense du fonctionnaire. Mais par courrier du 20 juillet 2016, la sœur de Babacar Gueye déposait une plainte à l’encontre de 4 représentants de la force publique, relançant le dossier.  

Le 25 juin 2019, le policier tireur était placé sous le statut de témoin assisté à l’issue de son interrogatoire de première comparution. »  Dans cette affaire, le magistrat instructeur, au vu notamment des observations éventuelles de la partie civile, doit rendre dans les prochaines semaines une ordonnance, clôturant l’information judiciaire. Il peut très bien suivre l’avis du parquet ou non. Le procureur avait déjà rendu un non-lieu dans cette affaire

 

Infos + : des armes intermédiaires, non létales, ont été utilisées pour tenter d’arrêter Babacar Gueye. « Leur recours s’est avéré inefficace, d’abord en raison du dysfonctionnement du tazer (confirmé par le rapport du contrôleur de l’armement), ensuite à cause de l’insuffisance de l’usage des bâtons télescopiques. »

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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