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ABUS AU CONSERVATOIRE : LIBÉ MÈNE L’ENQUÊTE

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A la une de Libé, une affaire fait froid dans le dos. En trois pages, illustrées par des dessins, elle dénonce des récits d’humiliations mais aussi des agressions sexuelles au conservatoire de Rennes. ” J’ai pensé à arrêter le théâtre. J’allais en cours la boule au ventre avant la fin de l’année”, explique Jade (prénom changé), dans les colonnes du journal de Laurent Joffrin. Comme ses treize camarades du Cycle d’orientation professionnelle du conservatoire, elle raconte des violences physiques et psychiques de son professeur commises au cours de l’année 2018-2019. “Surtout, ils accusent leur enseignant d’avoir agressé sexuellement deux élèves, dont Jade, alors âgée de 16 ans”, écrit Libé.

Simulation d’une pénétration

Tout au long de l’article, le metteur en scène et comédien au “CV modeste” est présenté comme un enseignant d’une ” violence sans égale”. “Il était debout et il a attrapé mes jambes pour simuler une pénétration. Il s’est tellement collé à moi que je sentais son sexe. Ensuite, il a lâché mes jambes puis m’a attrapée les épaules pour rapprocher mon visage de son pénis. Là, il a mimé une fellation en faisant des mouvements de va-et-vient”, ajoute Jade.  Avant d’enseigner à Rennes, le professeur avait donné des cours à Dijon entre 2016 à 2018. “Camille, écrit Libé, se souvient de ce jour où il est venu sur scène pour simuler une levrette.”

Face à ces évènements, la mairie de Rennes (responsable du conservatoire) a fait savoir au journal Libération que “la nouvelle promotion 2020 aura plusieurs professeurs (…) Les élèves ne seront pas avec le dit professeur.” Toujours selon la mairie, l’enquête n’a pas permis de “mettre en évidence des éléments de preuve formelle permettant d’établir la faute grave. Et ce d’autant plus que les élèves ont refusé de produire des témoignages individuels et ont souhaité rester anonymes.” Ce que dément Libé. “Pourtant, tous étaient explicitement identifiés dans la lettre à l’origine de la procédure.”

Pas d’éléments de preuve formelle

Pour l’heure, le dit-enseignant est toujours au conservatoire où il est professeur au cycle d’orientation professionnelle et responsable de la coordination pédagogique (selon le site du conservatoire). Il réfute aujourd’hui toute “infraction pénale” et conteste le blâme reçu pour manquement “à ses obligations professionnelles de savoir-être” devant le tribunal administratif. Interrogé par nos soins, le procureur de la République Philippe Astruc confirme la “réception au parquet d’un signalement pour harcèlement moral d’une jeune femme au nom de la promotion 2018-2019.” Et de préciser : “Une enquête a été confiée le 21 octobre 2019 à la sureté départementale de Rennes. Lors de son audition, la plaignante déclarait ne pas souhaiter déposer de plainte mais être davantage dans une logique de dépôt de main courante. Elle souhaitait que le mis en cause arrête d’enseigner. Au terme des investigations, la procédure a été classée sans suite le 22 juin 2020 pour “infraction insuffisamment caractérisée”.

 

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jean-christophe collet

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