Dans un communiqué daté du 9 juin, SUD Éducation 35 accuse la présidence de l’université Rennes 2 de discrimination syndicale, après le non-renouvellement du contrat d’un représentant syndical. Le syndicat réclame sa réintégration, tout en évoquant une situation interne tendue et alarmante au sein du CREA (Centre de ressources et d’études audiovisuelles).
Pour SUD, des arrêts de travail, des accidents de service, ainsi que des agents dénonçant « du harcèlement et des discriminations sexistes et xénophobes » seraient nombreux dans ce service. « Une visite de la F3SCT (Formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail) aurait d’ailleurs conclu à des « dysfonctionnements d’organisation majeurs », ajoute l’organisme.
Le point de crispation porte surtout sur le non-renouvellement du contrat d’un délégué syndical. SUD accuse la présidence de Rennes 2 de faire porter « la responsabilité de la crise au sein du CREA » sur ce représentant, en s’appuyant sur des « motifs fallacieux ». « La présidence n’a pas pris la peine de mener des investigations plus poussées », assure le syndicat, qui accuse l’université de vouloir « écarter un syndicaliste qui dérange ».


