L’homme interpellé jeudi 23 juillet, à proximité du centre de loisirs Dominique Savio, à Cesson-Sévigné, a reconnu être à l’origine des quatre départs de feu qui ont mobilisé d’importants moyens de secours. Déféré ce vendredi devant le parquet de Rennes, il a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès, fixé au 22 septembre 2026.
Dans un communiqué, le procureur de la République adjoint, Matthieu Thomas, revient sur le déroulement des faits. « Le 23 juillet 2026 à 15 h 30, les effectifs de police ont été requis pour se rendre à Cesson-Sévigné pour plusieurs départs d’incendie », indique-t-il.
À leur arrivée, les policiers découvrent plusieurs foyers en cours de propagation. « Plusieurs véhicules des sapeurs-pompiers étaient en train de circonscrire les feux situés en bord de route (D175). Un des incendies s’est propagé rapidement en direction d’un champ et d’une habitation située à proximité. Dans le même temps, un autre incendie se déclarait à proximité du centre Dominique Savio (centre de loisirs accueillant de nombreux enfants en cette période estivale) », précise le magistrat.
La situation aurait pu tourner au drame. « Fort heureusement, les feux ont été rapidement maîtrisés grâce à l’intervention des autorités, des témoins et des services de secours », souligne Matthieu Thomas. Les investigations progressent très rapidement. Plusieurs témoins signalent « la présence d’un homme à scooter à proximité des départs de feux ». L’individu est interpellé quelques instants plus tard alors qu’il circule près du centre aéré.
Les enquêteurs établissent l’existence de quatre incendies distincts. Le premier ravage « un champ de chaume : 1,5 hectare brûlé » et « s’est stoppé à une dizaine de mètres d’une habitation grâce à l’intervention des policiers, des pompiers et d’un agriculteur présent ». Un deuxième départ de feu éclate « à proximité du centre aéré, en lisière de forêt », avant d’être rapidement éteint par les employés. Deux autres foyers sont recensés le long de la D175, où la végétation est détruite sur une centaine de mètres pour l’un et une cinquantaine de mètres pour l’autre.
Placée en garde à vue, la personne interpellée passe rapidement aux aveux. « L’individu interpellé a reconnu l’ensemble des faits lors de sa garde à vue, sans pouvoir expliquer ses gestes », révèle le procureur adjoint. Son passé judiciaire pèse également dans la décision de justice. « Son casier judiciaire mentionne neuf condamnations dont certaines déjà pour de précédents incendies, qui lui ont valu une incarcération puis un sursis probatoire ayant pris fin en 2025 », détaille le communiqué.
Le parquet a décidé de poursuivre le mis en cause pour « destruction du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes », une infraction « lui faisant encourir une peine maximale de dix ans d’emprisonnement ». Avant son procès, il devra se soumettre « à un examen psychiatrique ». Présenté au juge des libertés et de la détention, il a finalement été placé en détention provisoire jusqu’à son audience correctionnelle du 22 septembre.


