Depuis le 28 février dernier, en raison de la situation au Proche et Moyen-Orient, une famille rennaise se retrouve bloquée à Dubaï, après l’annulation répétée de ses cinq vols. « Je rentrerai quand Air France décidera de faire partir ses avions. Pour l’instant, nous attendons», explique le papa, venu voir son frère en résidence dans ce pays.
Dans un message adressé aux passagers ces derniers jours, la compagnie française indique avoir été « contrainte de prolonger la suspension de ses dessertes vers Dubaï jusqu’au 12 mars inclus et jusqu’au 13 mars» pour les vols au départ de Dubaï .« La reprise restera soumise à une évaluation du contexte sécuritaire sur place », ajoute-t-elle.
Sur place, des voyageurs dénoncent une situation jugée incompréhensible. « Toutes les autres compagnies volent : Emirates, Etihad, Qatar Airways. Air France ne veut simplement prendre aucun risque », affirme le passager rennais. « On nous propose un vol tous les quatre ou cinq jours… puis il est annulé à nouveau. »
Pour la famille, la situation est d’autant plus difficile que les dépenses s’accumulent au fil des jours et des séjours hôteliers. « On nous conseille de prendre des vols commerciaux à 800 ou 1 000 euros par personne, mais après quinze nuits d’hôtel supplémentaires, on ne peut plus suivre », explique-t-il.
Les Roumains rentrés au pays ont prié pour nous pour notre retour »
Au passage, la famille dénonce les services consulaires français. « L’ambassade et le consulat nous renvoient vers une cellule de crise à Paris. Les Belges, les Roumains, les Anglais sont déjà partis. Dans un hôtel qui comptait plus de 300 personnes, nous ne sommes plus qu’une vingtaine », affirme le Rennais.
Pour l’heure, plusieurs milliers de Français seraient encore bloqués dans la région . « On nous parle de quelques centaines, mais nous serions plus de 4 700 à attendre un retour », assure le Breton. Pour cette famille, la frustration est grande. « On a l’impression d’être abandonnés. On doit payer l’hôtel, attendre des vols qui sont annulés et on n’a aucun interlocuteur. » Depuis maintenant quinze jours, la famille vit dans l’angoisse, entre les alertes vécues dans le parking de l’hôtel…



