Une agression d’un surveillant pénitentiaire s’est produite vendredi 6 mars 2026 en fin d’après-midi au Centre pénitentiaire de Rennes‑Vezin. L’agent, blessé lors de l’intervention, a été transporté à l’hôpital et s’est vu prescrire plusieurs semaines d’arrêt de travail.
Les faits se sont déroulés vers 17h45, au premier étage de la Maison d’Arrêt 2 (MA2). Alors qu’un surveillant effectuait la distribution des repas, un détenu récemment arrivé du quartier arrivant (QA) aurait tenté à plusieurs reprises de sortir de force de sa cellule. Selon le syndicat FO Justice du centre pénitentiaire, l’agent aurait d’abord tenté de dialoguer afin de calmer la situation. Mais le détenu aurait refusé tout échange et tenté de s’extraire de sa cellule.
Le surveillant aurait alors repoussé l’individu à l’intérieur pour mettre fin à l’incident. Le détenu serait immédiatement ressorti et aurait violemment percuté l’agent, lui portant un coup au visage. Face à l’agression, le surveillant a dû procéder à une mise au sol pour maîtriser l’individu. C’est au cours de cette intervention qu’il aurait ressenti une vive douleur au genou. Après le déclenchement de son alarme, les renforts sont rapidement intervenus afin de sécuriser la situation et de placer le détenu au quartier disciplinaire (QD).
L’agent blessé a ensuite été conduit en fauteuil roulant à l’infirmerie de l’établissement. Un saignement au genou a été constaté avant son évacuation en ambulance vers l’hôpital. Le surveillant présente des marques au visage et surtout une entorse du genou gauche, selon les premiers examens médicaux. Les médecins lui ont prescrit au moins trois semaines d’arrêt de travail. Il est finalement revenu au centre pénitentiaire vers 22h30, accompagné par des agents de l’équipe locale de sécurité pénitentiaire (ELSP).
Dans un communiqué, le bureau local du syndicat FO Justice a tenu à exprimer son soutien à l’agent blessé. « Nous exigeons une sanction exemplaire contre ce détenu qui, à peine arrivé sur l’établissement, envoie déjà un surveillant à l’hôpital. « Après une agression et une évacuation en ambulance, un agent ne devrait jamais se retrouver seul dans un tel moment. La présence d’un collègue est essentielle pour soutenir l’agent après une intervention aussi éprouvante. »


