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AMAND : UN SAINT OUBLIÉ BIEN UTILE CONTRE LES CALAMITÉS PUBLIQUES

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Sous son épiscopat, on vit fleurir la religion et la piété. Saint-Amand désigna lui-même saint Mélaine pour devenir son successeur. Dans une chapelle de la cathédrale, ses reliques reposent dans un corps de cire revêtus de ornements pontificaux. Célébré le 14 novembre, Amand est inconnu des Rennais. “L’abbé Déric croit cependant que saint Amand fut lié d’amitié avec saint Paulin évêque de Nole et avec le poëte Sancte, et qu’il s’établit entre ces trois grands hommes un commerce de lettres dont il reste encore des fragments (Histoire ecclésiastique de Bretagne, I, 278)”, explique l’abbé Guillotin de Corson.  

Saint-Amand fut considéré comme l’un des patrons de Rennes. Au XVIIe siècle, son culte commença à devenir célèbre, et on invoqua ce bienheureux dans les calamités publiques. En 1675, une manifestation du peuple rennais eut lieu en son honneur. Dom Lobineau nous en conte le souvenir dans son Histoire manuscrite de l’abbaye de Saint-Melaine. “Des pluies continuelles ayant désolé cette année-là la province et en particulier le territoire de Rennes, les religieux de Saint-Melaine, suivant les obligations de leur état, firent des prières publiques et des processions dans leur monastère, afin de fléchir la colère de Dieu et d’attirer les bénédictions du ciel sur les biens de la terre, qui périssaient visiblement par l’intempérie de l’air. Ils commencèrent cette cérémonie le 10 juillet, par une procession qu’ils firent autour de leur cloître et à laquelle ils portèrent la châsse de saint Amand. Dès le soir même le temps changea, et la sérénité qui dura pendant trois semaines donna lieu de faire la récolte. Le lendemain, tout le monde vint en foule rendre ses devoirs au saint évêque auquel il se crut redevable, après Dieu, du changement arrivé dans la saison.” A l’époque de la Révolution française, la châsse d’argent qui renfermait le corps de saint Amand fut détruite, « mais les précieuses reliques du bienheureux échappèrent à l’impiété » écrit l’abbé Guillotin de Corson.

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