3.8 C
Rennes
dimanche 15 février 2026
AccueilActualitésViolences place Sainte-Anne : trois candidats dénoncent l’extrême gauche

Violences place Sainte-Anne : trois candidats dénoncent l’extrême gauche

La matinée du 31 janvier a été marquée par de vives tensions en centre-ville de Rennes. Tandis qu’environ 300 personnes se rassemblaient devant la préfecture d’Ille-et-Vilaine à l’appel du syndicat Alliance Police Nationale pour dénoncer le manque de moyens et l’épuisement des forces de l’ordre, un contre-rassemblement s’est tenu simultanément place Sainte-Anne. Environ 200 manifestants, mobilisés à l’appel de l’assemblée générale Antifa et de plusieurs groupuscules d’ultra-gauche, ont occupé la place. Une banderole appelant « à l’autodéfense populaire face à la mafia policière » était notamment déployée devant le bar Ty Anna, fermé depuis les heurts du Nouvel An. Peu avant midi, la situation a dégénéré malgré un important dispositif de CRS.

Des militants masqués s’en sont pris à un bouquiniste installé sur la place, tentant de saccager son étal. «Il vend des livres d’extrême droite », lançait une jeune femme présente sur les lieux. Pris de panique, le commerçant a utilisé une bombe lacrymogène, touchant plusieurs personnes à proximité, dont un journaliste. Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues, repoussant les manifestants vers le manège. Une commerçante, blessée à la tête, a été transportée à l’hôpital. Ces violences ont suscité de vives réactions politiques, en particulier chez plusieurs candidats déclarés aux prochaines élections municipales.

Candidat du Rassemblement national, Julien Masson dénonce un climat de violence installé de longue date à Rennes. Dans un communiqué, il affirme :« Des individus cagoulés ont agressé plusieurs commerçants bouquinistes. L’une d’entre elles, blessée à la tête, a été transportée à l’hôpital. Deux commerçants ont vu leurs stands saccagés et leurs lunettes brisées. J’apporte mon soutien total aux victimes et demande que les auteurs de ces violences soient rapidement identifiés et très fermement sanctionnés. »

Julien Masson met directement en cause la municipalité actuelle et l’État : « Le laisser-faire de la maire socialiste Nathalie Appéré est inacceptable. (…) Après bientôt dix ans au pouvoir, la Macronie de Charles Compagnon a totalement échoué à enrayer les violences habituelles de l’extrême gauche à Rennes. L’impunité n’a que trop duré. (…) Il est temps de mettre hors d’état de nuire ces groupuscules bien connus à Rennes. Ce sera l’une de nos priorités lorsque nous serons au pouvoir. »

Candidat soutenu par Les Républicains, Thomas Rousseau était présent devant la préfecture avec le mouvement L’Espoir Rennais. Il réagit lui aussi fermement. « L’Espoir Rennais, présent devant la préfecture pour la manifestation organisée par Alliance Police 35, renouvelle tout son soutien aux forces de l’ordre et dénonce les violences inadmissibles de l’extrême gauche, que la municipalité doit dénoncer. Nous saluons le travail de la police dans des conditions très difficiles face à l’explosion de la violence et leur renouvelons notre entier soutien. L’Espoir Rennais a présenté son projet en matière de lutte contre l’insécurité en septembre dernier et appelle de ses vœux à la plus grande fermeté face à l’extrême gauche et pour lutter contre le narcotrafic à Rennes, ce sera le cap fixé lors de notre mandat. Nous condamnons les violences inadmissibles intervenues place Sainte-Anne, face aux casseurs rien ne doit laisser passer. »

Également candidat à la mairie, Charles Compagnon (centriste) replace les événements dans un contexte plus large de tensions récurrentes à Rennes : « Une nouvelle fois, cette mobilisation légitime en faveur de la police a été parasitée par des groupuscules d’extrême-gauche se réclamant de la mouvance “antifa”, venus non pour manifester, mais pour provoquer, intimider et semer le désordre. Ces débordements violents ont eu des conséquences inacceptables, notamment pour un bouquiniste de la place, victime collatérale de ces exactions. »

Il insiste sur la responsabilité politique et municipale. « Il est inadmissible que des groupuscules violents s’approprient la rue (…) À Rennes, l’ordre républicain ne doit pas être négociable. La violence politique n’a pas sa place dans notre ville. La République doit être respectée, partout et par tous. » À quelques semaines des élections municipales, ces événements ravivent le débat sur la sécurité, la gestion de l’ordre public et la place des violences politiques à Rennes. Un thème qui s’impose déjà comme central dans la campagne à venir.

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

// Dernières nouvelles publiées

Rives-sur-Couesnon : un homme de 22 ans secouru à 5 mètres de hauteur

Ce 14 février, à 15h18, au lieu-dit Le Reudet, sur la commune de Rives-sur-Couesnon, un homme de 22 ans se trouvait sur un échafaudage...
- Advertisement -
- Advertisement -

// Ces articles peuvent vous intéresser