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lundi 13 avril 2026
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un premier conseil municipal sous tension budgétaire mais sans renoncer à investir

Réunis hier à 17h à l’Hôtel de Ville, Nathalie Appéré et les 61 élus rennais ont tenu leur premier conseil municipal depuis les  dernièresélections. Pendant près de trois heures, les premières orientations budgétaires du mandat ont été débattues, avec le besoin de maintenir un haut niveau d’investissement malgré un contexte économique dégradé. « Depuis 2020, notre collectivité n’a pas été épargnée », a rappelé Matthieu Theurier. «La pandémie de Covid-19 puis la guerre en Ukraine ont entraîné une explosion des coûts de l’énergie. Ces deux crises ont inévitablement détérioré nos trajectoires budgétaires. »

«Le gouvernement viendra faire les poches des collectivités locales », alerte Matthieu Theurier.

Au cœur des préoccupations, la hausse des cotisations employeurs à la CNRACL (Caisse Nationale de Retraites des Agents des Collectivités Locales), décidée sans concertation selon la municipalité. Cette mesure, qui représente une augmentation de 40 % des dépenses de retraite, pourrait entraîner pour Rennes une perte de 10 millions d’euros d’épargne par an d’ici 2028. « Aucune entreprise privée ne pourrait résister à un tel choc », insiste-t-il. Malgré ces contraintes, la majorité assume une ligne claire. « Les appels à l’austérité […] n’ont jamais eu qu’une seule vocation : en faire moins pour les plus modestes. »

Dans ce contexte, la Ville confirme sa volonté de poursuivre ses engagements, notamment en matière de solidarité et de transition écologique. Pour 2026, les dépenses de fonctionnement devraient atteindre 338 millions d’euros, tandis que les recettes sont estimées à 366 millions d’euros. Mais c’est surtout sur le volet investissement que la municipalité marque sa priorité. Sur la seule année 2026, plus de 90 millions d’euros seront engagés, avec une trajectoire globale de 353 millions d’euros d’ici 2030. Ce niveau d’investissement élevé seraitsupérieur de 30 % à celui des villes comparables, qui traduit une volonté de transformation durable du territoire.

L’enfance et la petite enfance concentrent à elles seules près de 19 millions d’euros. Plusieurs opérations structurantes sont prévues, à commencer par la reconstruction des groupes scolaires Albert-de-Mun et Guyenne, chacun mobilisant plusieurs millions d’euros. À cela s’ajoute la rénovation du restaurant scolaire Clémenceau, ainsi que le développement de l’offre d’accueil pour les plus jeunes, avec la construction de la crèche de la ZAC Bois-Perrin et la finalisation de celle d’Henri-Wallon.

L’aménagement urbain constitue le deuxième grand bloc d’investissement, avec plus de 15 millions d’euros engagés. Une part importante de ces crédits est consacrée au renouvellement urbain, notamment dans les quartiers de Maurepas et du Gros-Chêne, où près de 6 millions d’euros seront investis. Ces opérations visent à reconfigurer en profondeur certains secteurs, en agissant à la fois sur l’habitat, les espaces publics et les équipements de proximité. Le centre ancien est également concerné par ces dynamiques de transformation.

Le sport fait lui aussi l’objet d’un effort significatif, avec 10 millions d’euros prévus. L’achèvement de la piscine de Villejean constitue l’un des projets majeurs, tandis que la piscine de Bréquigny bénéficiera de travaux de rénovation thermique. Des études sont également lancées pour la rénovation de la piscine Saint-Georges. À ces équipements s’ajoutent d’autres interventions, comme la rénovation du gymnase Volclair ou le réaménagement du dojo régional, traduisant une volonté d’entretenir et moderniser le patrimoine existant.

Au-delà de ces grands postes, la Ville poursuit des objectifs transversaux. L’alimentation dans les cantines devra atteindre 50 % de bio dès 2026, les dispositifs de solidarité comme la carte Sortir seront renforcés, et les mobilités alternatives continueront de se développer avec le Réseau express vélo et les trambus. Un million d’euros sera également consacré au renforcement de la vidéoprotection, un sujet sensible qui s’inscrit dans une approche plus large de tranquillité publique. À travers ces premières orientations budgétaires, la majorité municipale souhaite maintenir un haut niveau d’investissement pour répondre aux besoins quotidiens des habitants, tout en poursuivant la transformation sociale et écologique de la ville. « Nous avons besoin de services publics, nous avons besoin d’investissements », résume Matthieu Theurier. 

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