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vendredi 1 mars 2024
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UN MILITANT DE L’ULTRAGAUCHE CONDAMNÉ POUR DES « DROITES »

Le parvis du tribunal judiciaire est comble, ce jeudi 24 novembre. Des militants de l’ultragauche y sont présents afin d’apporter leur aide à un de leurs camarades, jugé pour violences. Mais ils ne pourront pas tous rentrer dans la juridiction. À 15 h 05, l’audience débute dans une ambiance tendue. Les soutiens du prévenu se mettent à tousser au moment où leur ami décline son identité devant le juge. Devant ces toussotements intempestifs, la présidente demande alors l’évacuation de la salle qui, le moins que l’on puisse dire, ne se passe pas dans le calme. Une femme refuse de quitter les lieux, crie et lance des caramels en direction de l’accusé.

 C’est toi qui étais au meeting de Bardela, connard ? »

Après le calme revenu, la présidente déroule les faits. Ce 18 octobre 2022, jour d’une assemblée générale de Rennes 2, un homme est pris à partie par le prévenu et ses camarades. Le 20 octobre, il porte plainte pour violences subies sur le campus de Rennes 2. Assis sur un transat, il avait reçu de nombreux coups de poing de l’inculpé (identifié par la vidéo), en présence de trente jeunes masqués et vêtus de noirs. Une quinzaine d’individus s’était ensuite jetée sur lui.

Deux autres hommes ont été reconnus comme ayant porté plusieurs coups de béquilles. Interpellé, le prévenu était placé en garde à vue, faisait usage de son droit au silence et refusait de donner ses empreintes. Ce jeudi, à la barre, il admet les faits et tente de se justifier. « Cet homme est dangereux », explique-t-il. « Il représente une menace grave envers les militants de Rennes 2. Il est membre d’un groupuscule néonazi et connu pour agresser des homosexuels, des trans et des étrangers. »

Avocat du militant, Olivier Pacheu enfonce le clou. Il évoque une victime « identifiée » sur des vidéos d’extrême droite et la montée de la violence de l’ultradroite (plus de 30 agressions depuis la rentrée). Malgré sa plaidoirie, le tribunal a condamné le prévenu à la peine de 8 mois d’emprisonnement. Il a prononcé la révocation d’anciens sursis à hauteur de 4 mois. L’homme a l’interdiction de paraître sur le campus de Rennes 2 pendant 2 ans. En revanche, la juridiction a refusé sa détention. À l’annonce du délibéré, des dizaines de militants ont laissé éclater leur joie. La procureure avait dénoncé elle un trouble très important à l’ordre social, des blessures très graves et des faits d’une extrême dureté. 

 

 

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