Ils sont poissonnier, restaurateur, caviste ou spécialiste du vélo. Ils n’exercent pas le même métier. Ils n’ont pas le même parcours et ne s’adressent pas à la même clientèle. Pourtant, les cinq lauréats des Trophées du Commerce du Pays de Rennes partagent tous un point commun : l’amour du commerce de proximité.
Premier récompensé de la soirée, la Poissonnerie Margate décroche le prix de la création d’entreprise. Installée rue Saint-Hélier depuis août 2024, l’enseigne portée par Xavier Letellier et Marin Jobbé Duval a rapidement trouvé sa place dans le paysage rennais. Les deux associés ont misé sur une sélection rigoureuse des produits et sur une relation directe avec les producteurs. Depuis, leur aventure s’est déjà prolongée avec l’ouverture du Comptoir de Margate, quai Duguay-Trouin.
Autre visage du commerce de demain, Virvolt reçoit le prix de la responsabilité sociétale. Fondée par Léo Fournier, ancien mécanicien aéronautique, l’entreprise propose de transformer un vélo classique en électrique grâce à un kit conçu et assemblé en France. Le prix de l’innovation revient lui à Ikimasho. Ouvert depuis quelques mois rue de la Baudrairie, le restaurant d’Anthony Nguyen ne vend pas seulement des ramen ou des gyozas. Il propose une immersion dans l’ambiance des ruelles populaires de Tokyo. Néons, cuisine ouverte, service continu et absence de réservation : le lieu joue la carte de l’expérience autant que celle de l’assiette.
Le jury a, quant à lui, choisi de distinguer une aventure entrepreneuriale collective. Derrière le Groupe Satio, trois amis rennais : Timothé Porcher, Raphaël Cabanis et Corentin Nassy. Après une première récompense en 2022, ils sont salués cette année pour le développement d’un véritable écosystème de restauration composé de plusieurs établissements complémentaires, de Rennes à Bruz.
Enfin, le public a réservé ses suffrages à Pierre Poulain. Ancien sommelier passé par de prestigieuses maisons parisiennes, il a progressivement constitué un réseau de trois caves à vin dans la capitale bretonne. Du Cellier des Lices au Cellier Sévigné, en passant par le Cellier Saint-Germain, il défend une sélection exigeante de vins, souvent issus de l’agriculture biologique ou biodynamique. Au-delà des distinctions, cette édition 2026 révèle les grandes tendances du commerce rennais : davantage d’authenticité, de proximité et de sens.


