"
portefeuille cuir homme femme Rennes
Actualités Patrimoine

STADES OUBLIÉS : COURTEMANCHE, LES CHEMINOTS ET LE VÉLODROME SONT-ILS VISÉS PAR LES PROMOTEURS ?

Il y a quelques mois encore, des hauts dignitaires de la ville de Rennes tentaient de rassurer sur la construction d’immeubles dans la capitale bretonne.  “Le renouvellement urbain doit se faire sur des friches et sur les grands boulevards les mieux desservis par les transports”, assumait l’un d’eux dans une revue spécialisée. Mais depuis quelques semaines, le discours a bien changé. La métropole rennaise a décidé de multiplier, ici où là, les projets urbains au grand dam de nombreuses associations et de riverains. “Il faut loger”, martèle, droit dans ses bottes, Sébastien Sémeril, adjoint au maire de l’urbanisme, lors des différents conseils municipaux.

Face aux projets de construction, les Rennais s’organisent et multiplient les pétitions sur le Net. Ils pestent contre des grands immeubles prévus dans la ZAC du Haut-Sancé, le long des rives du canal d’Ille-et-Vilaine. “C’est une vraie fronde citoyenne”, assure François, un Rennais. “Heureusement, la ville a évolué quelque peu sur le respect du patrimoine.” Mais faute de pouvoir s’attaquer à nos vieilles maisons, nos promoteurs et notre métropole lorgneraient désormais sur des vieux stades rennais. Premier concerné : le stade Jean-Coquelin, , non loin du quartier Saint-Hélier.

D’après notre confrère Ouest-France, “des riverains s’inquiètent de la construction d’un futur immeuble d’envergure sur une partie du stade Jean-Coquelin. Le projet débute tout juste”. Mais ce complexe sportif ne serait pas le seul concerné. “Courtemanche est aussi dans le viseur”, assure un responsable sportif. “De nombreux projets sont évoqués ici où là dans les hautes sphères de la municipalité, depuis la construction du stade Robert Poirier, à deux pas de la faculté de Villejean. On craint beaucoup pour une partie de nos structures où, je vous rappelle, un record du monde du Miles a été battu par Michel Jazy dans les années 1960.” (https://www.rennes-infos-autrement.fr/quand-michel-jazy-battait-le-record-du-monde/)

Pourtant, la ville de Rennes a promis dans le cadre du budget participatif de consacrer 250 000 euros afin de réaménager les terrains de basket et de foot de Courtemanche. Sauf que voilà la municipalité a décidé de reporter les aménagements après les élections municipales… “C’est la technique de nos politiques locaux ! On laisse à l’abandon des infrastructures. Puis, au bout d’un certain nombre d’années, on fait croire aux populations que cela coûterait bien trop cher pour les réaménager et… on finit par détruire !  C’est simple mais très efficace”, assure un urbaniste.

Face à la densification urbaine, certains s’inquiètent même pour le vélodrome (ou stade du commandant Bougouin).  “Rien n’y a été fait depuis quelques années à l’exception du remplacement du gazon et du système d’arrosage en 2014”, ajoute un riverain. “Espérons que ce stade ne sera pas touché par la folie des promoteurs et enfin réaménagé comme il le mérite.” Dans cette enceinte sportive imaginée par Emmanuel le Ray (excusez de peu et grand architecte rennais), la fête de la jeunesse eut lieu durant de nombreuses années et de nombreuses épreuves cyclistes sur piste firent la joie de nombreux rennais coiffés du célèbre bob Ricard. Entre densification et le mieux vivre, le sujet vaut la peine d’être débattu en haut lieu… Pour en savoir plus sur le vélodrome : c’est ici.  

 

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

1 Commentaire

  • Je connais bien ces stades, notamment le stade Courtemanche où, depuis de très nombreuses années plusieurs clubs d’athlétisme s’entrainent plusieurs fois par semaine. Le sport est une activité importante et positive pour beaucoup beaucoup de jeunes et où la mixité sociale, théoriquement chère aux édiles socialistes qui, en général, mettent leurs enfants dans des écoles où il y en a peu (de mixité), où la mixité sociale, disais-je, existe. Tous ces stades et infrastructures sont des lieux où les jeunes se retrouvent, participent au développement harmonieux d’une grande partie de la population. Les supprimer contribuerait à détériorer cette situation et les politiques s’en mordront les doigts dans 10 ou 15 ans à tenter d’éteindre les feux qui s’allumeront de plus en plus nombreux. la Ville de Rennes est fière que le Stade Rennais et ses supporters donnent une bonne image de Rennes ? Alors qu’elle entretienne ses stades qui relient aussi les générations et qu’elles en construisent d’autres avant de détruire ceux qui existent.

Laisser un commentaire