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RUE DE SAINT-MALO : LA PLUS POPULAIRE !

Jadis, la rue Saint-Malo avait mauvaise réputation. Étroite, pauvre et excentrée, elle était un univers de logements insalubres où les habitants furent durement frappés par le choléra en 1832. Depuis, elle est devenue une artère festive de Rennes où les noctambules ont leurs habitudes dans des bars « underground » et rock : La Trinquette, le Dejazey ou encore La Bernique Hurlante (aujourd’hui fermée).

Se réveillant plus tard que les autres, la rue Saint-Malo est le coin des «musicos», des bobos, des étudiants, des fauchés, des graffeurs, bref d’une faune nyctalope. «Il y a ici une vie musicale que l’on ne trouve nulle part ailleurs », aimait à dire le journaliste Roger Gicquel, dans les années 1990.

Escale obligée lors des bars en Trans, la rue de Saint-Malo est située dans le prolongement de la place Sainte-Anne et de la rue Saint-Michel (rebaptisée la « rue de la Soif »). Elle est devenue un endroit sympa où l’on fête le travail le 1er mai en musique, où l’on aime boire un coup loin des rues coupe-gorges situées à deux pas de là !

Malaimée par beaucoup de Rennais, la rue de Saint-Malo vaut indéniablement le détour pour son charme d’antan, ses maisons à colombages, ses nombreuses cours, ses petites ruelles et bientôt son futur centre des congrès. Elle pourrait d’ailleurs largement profiter de l’argent des congressistes qui pourraient dépenser sans compter dans les quelques restaurants du coin (Les Jacobins, Picotta, Burger attitude et bien d’autres encore). 

Dans cette artère, la ville de Rennes a mis en place une ambitieuse opération de réhabilitation des logements dans les années 1980 et 1990. Elle a rénové des bâtiments anciens en HLM où demeurent des familles modestes et des personnes âgées. “On est à deux pas du centre ville”, note un habitant. “C’est très pratique et on vit une vie de quartier”, ajoute-t-il. 

La partie festive de la rue Saint-Malo est aujourd’hui connue ; en revanche un peu moins celle qui franchit le canal d’Ille-et-Rance pour s’achever au croisement de l’avenue Charles-Tillon et du boulevard des Trois-Croix. Cette partie-là est bordée d’immeubles neufs, de l’hôtel-dieu et de l’école normale.

Le bar gay est désormais fermé :  derrière une devanture discrète, au 21 rue de Saint-Malo, le Cosmos était un sex-club gay de 200 m2 sur deux étages avec des cabines, des backrooms.  Aménagé, il était le lieu de tous les plaisirs où les soirées thématiques (torse nu, cagoule, naturiste) rencontraient un certain succès chez certains adeptes de l’échangisme homosexuel. Il est depuis fermé. 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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