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Actualités Manifestations à Rennes

RENNES : DES JEUNES METTENT LE FEU DANS NOS QUARTIERS

Après les violentes manifs contre la Loi Travail le printemps dernier, après les jeunes migrants délinquants, voici venu le temps des jeunes casseurs dans la capitale bretonne. Dans la soirée du 31 octobre au 1er novembre, des bandes organisées ont cassé des abribus, brûlé des poubelles, incendié des voitures, « caillassé » des policiers et pompiers dans différents quartiers rennais (Beauregard, Villejan, Patton) ainsi qu’à Saint-Jacques de la Lande.

De 17 h 30 à minuit trente, selon France 3 Bretagne et diverses sources policières, environ 250 appels ont été donnés aux policiers. Treize feux ont été allumés dans des poubelles (source le Télégramme). Trois voitures ont été incendiées, quatre abribus dégradés et des projectiles lancés sur quatre bus et une voiture de police. Aucune interpellation n’a été en revanche effectuée. Mais le Préfet d’Ille et Vilaine a promis des investigations pour confondre les auteurs.

                                       Une condamnation unanime

Quelques jours après les manifestations des policiers dénonçant leur manque de moyens, ces débordements font désordre ! Ils ont été commentés dans toute la France et bien sûr par nos élus locaux. « De tels agissements à l’encontre d’hommes et de femmes dans l’exercice de leur mission pour assurer la sécurité des habitants ne sont pas acceptables. Ils doivent être sanctionnés avec toute la fermeté requise», a expliqué sur Twitter, Jean-Luc Chenut président PS du conseil général d’Ille et Vilaine.

En ce 1er novembre, Jean Jaurès a dû se retourner dans sa tombe !

Principal concerné par les échauffourées, le maire de Saint-Jacques Emmanuel Couet a condamné ces faits inadmissibles. A Rennes, la députée-maire Nathalie Appéré a demandé de la « fermeté » pour l’irresponsabilité des comportements observés. « La violence n’est jamais acceptable, même avec un masque d’halloween, » a-t-elle confié. « Ces jeunes ont poussé l’irresponsabilité jusqu’à lancer des œufs et des bouteilles de verre sur les pompiers venus circonscrire les feux de poubelles. »

A droite, Grégoire le Blond, maire de Chantepie, a été l’un des premiers à réagir sur les réseaux sociaux. Comme Nathalie Appéré, il a salué l’action des policiers et des pompiers. Mais il s’interroge ce soir sur l’absence d’interpellation ! D’autres villes comme Lorient et Nantes ont été également le théâtre de débordements. Mais à Rennes, l’émotion a été vraiment intense sur les réseaux sociaux. Les Rennais ont visiblement été marqués par ces premières guérillas urbaines dans leur ville. Ils ont besoin bien plus que de mots…

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Appel du collectif national des policiers en colère

Jeudi prochain, vers 21 h 15, le collectif national des policiers en colère appelle à un grand rassemblement devant l’hôtel de police de Rennes. Ils appellent les amis, la famille, les collègues, les gendarmes, les policiers, les policiers municipaux, les pompiers, les personnels de santé…pour que cesse la « voyoucratie ».

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Bertrand Plouvier appelle à un changement de politique

“Nouveau constat d’échec de 40 ans de politique socialiste dans les quartiers rennais. : il y a quelques semaines la Maire de Rennes reconnaissait impuissante “la ghettoïsation de certains quartiers rennais”. A Rennes, c’est primordial, face à l’incapacité de la Maire de Rennes à agir, une seule solution : un changement d’équipe municipale s’impose !”

La petite note du Front de gauche

« Contrairement aux premiers commentaires qui ont été publiés, nous pensons que ces événements n’arrivent pas « sans raison » ou par hasard, » a commenté le Front de Gauche, dans un communiqué. Ils sont le stigmate d’un malaise social grandissant au sein de nos concitoyens. Chômage, mal-logement, fermetures des services publics de proximité, mort des associations de quartier faute de subventions … Tous ces éléments couplés à la perception d’un renforcement des inégalités et de l’impunité de l’oligarchie et de ses serviteurs expliquent pour une large part ce type d’explosion. Bien sûr la manière d’exprimer ce malaise n’est absolument pas adaptée. Pour autant, nous refusons l’idée que ces personnes détruiraient « par plaisir ». Nous préférons qu’un travail sur la qualité de vie soit engagé pour résoudre le problème à la racine plutôt qu’une simple réponse sécuritaire qui n’en traiterait provisoirement que les symptômes. Et au delà de ce type de réponse il faut impérativement donner des perspectives politiques d’égalité sociale, de justice, de partage des richesses, d’une République pour tous.

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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