Le ministère de la Justice vient de lancer une nouvelle étape dans la lutte contre les objets illicites en détention. Lors de l’annonce de l’opération « zéro portable en prison », le ministre de la justice Gérald Darmanin a présenté un plan de sécurisation de six établissements de 29 millions d’euros, dont le centre pénitentiaire de Rennes-Vezin. Cette action menée est censée « renforcer la lutte contre les téléphones portables en prison et empêcher les activités criminelles en détention ».
Le site bénéficie déjà de technologies anti-drones et d’un système de brouillage installé en 2023,.
À Rennes-Vézin, l’enjeu est fort, car l’établissement fait partie des priorités nationales, « au cœur du renforcement de la lutte contre les communications illicites ». Cette priorité s’explique par la hausse des tentatives d’introduction de téléphones, de drones et d’objets divers observée ces dernières années. Sur le terrain, les travaux annoncés sont concrets et nombreux. Le centre rennais va recevoir 3,89 millions d’euros pour moderniser ses dispositifs de contrôle et réduire l’entrée d’objets prohibés.
Dans le détail, la prison bénéficiera de l’installation d’un portique à ondes millimétriques, d’un « renforcement des caillebotis » et de l’achat de « nouveaux tunnels à rayons X ». La couverture des cours de promenade, très attendue par les personnels pénitentiaires pour limiter les projections depuis l’extérieur, représentera à elle seule un investissement de 1,5 million d’euros.
Au-delà des équipements, le ministère va protéger les agents. Il évoque un investissement « 200 000 euros en équipements de protection et d’intervention » pour sécuriser le travail quotidien des équipes rennaises. Localement, ces mesures sont accueillies comme une réponse à une réalité souvent dénoncée. Si ce plan marque un tournant pour Rennes-Vezin, les prochains mois diront si ces investissements suffisent à réduire efficacement des trafics qui fragilisent depuis longtemps la sécurité de la détention et du territoire rennais.


