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PRAIRIES SAINT-MARTIN : LES EXPROPRIATIONS ÉTAIENT LÉGALES

La ville de Rennes avait-elle le droit d’exproprier deux parcelles situées sur le futur parc urbain de Saint-Martin ? Pouvait-elle se porter acquéreur d’un terrain sur le chemin du canal Saint-Martin et d’un second au 25 rue Henri Monnerais (notre photo) ? Par un jugement rendu le 1er mars 2019, le tribunal administratif de Rennes a répondu par l’affirmative. Il a rejeté la requête de nombreux riverains demandant l’annulation des deux expropriations autorisées par le préfet en mars et juillet 2017.

“Les requérants ne contestent sérieusement ni la finalité d’intérêt général que poursuit l’opération, ni la nécessité de recourir à l’expropriation pour la réaliser”, expliquent les magistrats rennais. “Ils se bornent à faire valoir le nombre de propriétaires (vingt-quatre propriétés), leur âge avancé et l’ancienneté de leur résidence, ainsi que leur indemnité allouée qui ne leur permettrait pas de retrouver un bien similaire dans la ville. Ce qui ne peut établir l’existence d’une atteinte excessive à la propriété privée générée par le projet. “

A l’inverse, les juges rennais estiment légitimes les expropriations au regard du caractère d’utilité publique. “L’aménagement des Prairies Saint-Martin en parc naturel urbain, sur une superficie de 29,4 hectares, vise à ouvrir au public un site attractif, vivant et piétonnier. Il tend à valoriser son potentiel écologique, à gérer et diminuer le risque inondation et, enfin, à résorber la pollution des sols,” précisent-ils

Encore mieux, selon les magistrats, le projet renforcera “l’accessibilité des lieux à la population rennaise, développera les liaisons douces entre le centre-ville et les quartiers périphériques, créera des milieux riches en biodiversité, plantera des noyaux de végétation, résorbera l’habitat en zone inondable, reconstituera le lit majeur de la rivière et développera le champ d’expansion des crues.” Les requérants peuvent aujourd’hui porter l’affaire devant la cour administrative d’appel. Pour en savoir sur ce projet à 30 millions d’euros, c’est ici

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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