Ce 25 octobre, à la gare de Rennes, les agents de nettoyage des trains en Bretagne — venant de Rennes, Brest, et Quimper — ont manifesté sous les yeux des usagers. Ces employés, travaillant pour une entreprise sous-traitante de la SNCF, dénoncent un sous-effectif chronique, des pressions managériales constantes et des rythmes intenables.
« Il manque du monde ! Conséquence, les employés sont contraints de courir d’un train à l’autre », déclare Corentin, représentant syndical du Sud. « Les équipes sont à bout de forces. Seulement 72 d’entre eux couvrent actuellement toute la région Bretagne, contre 150 il y a dix ans. »
Les répercussions sont évidentes : une surcharge de travail qui entraîne les erreurs. Mais au lieu d’embaucher, leurentreprise aurait choisi la sanction. « Avertissements collectifs et individuels pleuvent sur les agents épuisés, quand ils ne sont même pas adressés à des absents ! », ajoute Corentin. « La direction préfère sanctionner les salariés plutôt que d’investir dans des renforts. »
Malgré un travail de jour et de nuit, les équipes, employées par USP Nettoyage, filiale du groupe Atalian, restent en nombre insuffisant. « Pour un TER, un seul agent est affecté au nettoyage, tandis que deux s’occupent uniquement des TGV à deux étages. Ces effectifs sont incomplets pour assurer une propreté optimale. »
Face à cette situation intenable, les grévistes réclament des embauches supplémentaires, la fin des pressions managériales et la suppression des sanctions disciplinaires injustifiées. Une pétition est en ligne pour soutenir leurs revendications en faveur de meilleures conditions de travail. « Si nous manifestons aujourd’hui, c’est pour pouvoir faire notre activité correctement demain, dans l’intérêt des usagers », insiste Corentin.


