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MIGRANTS DES GAYEULLES : TOUT LE MONDE CAMPE SUR SES POSITIONS !

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A Rennes, l’accueil des migrants prend une tournure politique. Porte-parole du Gouvernement en Bretagne, Emmanuel Berthier, préfet de la région et d’Ille-et-Vilaine, sort de son silence, après avoir pris connaissance d’une tribune de 31 maires de la métropole rennaise, appelant l’État à “assumer ses responsabilités”. Il veut aujourd’hui rétablir la vérité et revient longuement sur “l’affaire du campement des Gayeulles” dans un communiqué envoyé à toutes les rédactions locales et bretonnes. 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le préfet ne prend pas de gants avec la mairie de Rennes ! Il pointe aujourd’hui du doigt les atermoiements de la municipalité rennaise au sujet des migrants installés dans le parc des Gayeulles depuis le 22 juillet par Utopia 56. “Le 12 octobre, l’autorité municipale faisait savoir à la préfecture qu’elle n’avait pas l’intention de demander l’évacuation du campement des Gayeulles”, précise Emmanuel Berthier. Mais le 16 octobre, soit quatre jours plus tard, la mairie demandait d’évacuer l’école du Faux-Pont, envahie en marge d’une manifestation, afin d’y loger des familles dudit campement. “L’État a fait suite immédiatement à la demande d’évacuation sollicitée par la mairie de Rennes. Il a aussi mis à l’abri 37 personnes par le 115.”

A l’abri des regards, le campement des Gayeulles ne gênait personne”, explique un proche de cette affaire. “En revanche, c’était une autre musique si les migrants avaient réussi à s’installer en coeur de ville à l’école Faux-Pont.”

Pour obtenir l’autorisation d’une évacuation des occupants du campement des Gayeulles et de leurs effets personnels, l’État s’est substitué le 18 octobre, à la commune de Rennes en saisissant les magistrats administratifs. “Le 22 octobre, le tribunal administratif de Rennes a accordé une suite favorable à la demande de l’État (la mise en œuvre ne pouvant se passer qu’après 48 heures). Le 25 octobre, les services de l’État se sont rendus sur le campement et ont constaté qu’il était inoccupé. Les termes de l’ordonnance ont donc été respectés et mis en œuvre.”

Depuis l’installation des migrants aux Gayeulles, le préfet estime avoir pris sa part de responsabilité. “Les passages réguliers des forces de l’ordre ont permis de détecter ponctuellement la présence de demandeurs d’asile, et l’État (Office français de l’intégration et de l’immigration) les a alors systématiquement placés dans le dispositif d’hébergement dédié, sans délai. Ceux-ci ont d’abord été aidés financièrement et hébergés par l’État, tant qu’ils étaient demandeurs du droit d’asile. Lorsqu’ils ont été déboutés, l’État leur a systématiquement proposé une aide au retour volontaire et un accompagnement dans le dispositif d’accompagnement au départ porté de 50 à 80 places en début d’année 2021. Ceux qui n’ont pas accepté cette aide n’ont pas vocation à rester sur le territoire français, en application du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.”

Dans leur tribune, les 33 maires évoquaient longuement la situation des migrants. “Dans nos communes, avec ou en appui des associations, nous avons mis à l’abri de nombreuses familles. Bien que cela relève des compétences exclusives de l’État, nous avons agi au nom de nos valeurs humanistes, de la fraternité qui fait le socle de notre République, et de la tradition d’accueil et d’ouverture de notre pays et de la Bretagne. Les personnes logées dans nos communes ne sont pas des “migrants rennais” ou des “migrants bretons”, ce sont des personnes dont l’État ne traite pas les dossiers”, insistent -ils. “Nous ne pouvons nous substituer à l’État en matière de politique migratoire. Lui seul peut agir, mais il a choisi d’adopter une position attentiste. Pire encore, il choisit de ne pas voir ceux que l’on dénomme tristement les “ni régularisables, ni expulsable” du territoire. Depuis dix ans, nous faisons tout notre possible face à un État chaque jour un peu plus absent et défaillant sur ce sujet. Aujourd’hui nous ne pouvons que constater une situation intolérable, en même temps que les limites de notre capacité à agir en tant qu’élus locaux. Nous demandons à l’État d’agir concrètement, rapidement et efficacement pour remédier à la situation inacceptable que vivent des centaines de personnes dans notre métropole.” 

Visiblement, dans cette affaire, tout le monde campe dans ses positions. “Il y a quelques chose de scandaleux de voir chacun se renvoyer la balle”, confie un riverain des Gayeulles. “Que l’on soit d’accord ou non avec les migrations, on ne peut accepter que des personnes puissent vivre dans de telles conditions. Naguère, on faisait preuve de charité chrétienne à l’égard des plus démunis. Aujourd’hui, on devrait faire preuve de charité républicaine et accorder des logements pour tous. C’est une question de respect de l’humain. Personne, et surtout des enfants, ne peut dormir dans la rue au XXIe siècle, en France.” 

 

 

Le point de vue rituel du Rassemblement National. “Ces migrants sont essentiellement déboutés du droit d’asile et doivent donc logiquement être expulsés, la prise de position de ces élus est à la fois scandaleuse et irresponsable !  Comme d’habitude, la gauche sait être généreuse avec l’argent des autres, l’argent des Français qui ne veulent plus de cette folle politique d’immigration. Comme d’habitude, la gauche nous sert la jolie ritournelle pseudo “humaniste” en disant agir au nom de “valeurs”, de la “tradition d’accueil” et taxe d’inhumains ceux qui sont lucides sur la situation. Mais qui a permis que ces clandestins se retrouvent dans un campement misérable ?  Qui incite toujours plus de migrants à faire des milliers de kilomètres, à tenter la traversée de la Méditerranée au péril de leur vie en leur faisant miroiter qu’ils ont un avenir ici (alors que le gouvernement est incapable de s’occuper dignement des plus démunis d’entre nous) ?  Qui est responsable de l’appel d’air et se rend complice de fait des mafias de passeurs et d’esclavagistes ? La réponse est simple : ce sont ces élus de gauche comme de droite et ces associations subventionnées qui encouragent l’immigration depuis des décennies !  C’est ça leur “humanité ?”, confie la Fédération régionale du RN 35. 

 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

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