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“MEM” PAS PEUR !

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A Rennes, naguère, la culture était chasse-gardée. Elle échappait à toute critique. Changement de ton avec la Chambre régionale des comptes de Bretagne, lors d’un récent rapport, publié à la fin de l’été. Les magistrats pointaient du doigt notamment la redevance “modérée” payée par la filiale privée Manger Bon du Centre de production des paroles contemporaines, exploitant une guinguette, derrière le Roazhon Park (https://www.rennes-infos-autrement.fr/chambre-regionale-des-comptes-de-bretagne-le-micmac-de-mythos/). 

Le Centre de production des paroles contemporaines gère Mythos, la guinguette, le Mem et l’Aire Libre

Quelques mois après la polémique, la mairie tente de désamorcer le “bal” des critiques. Lors du dernier conseil municipal, ce lundi, la municipalité a fixé à 34 000 euros par an le loyer payé par l’exploitant contre 5184 euros jusqu’à présent. Elle ponctionnera aussi une part variable s’élevant à un 1 % du chiffre d’affaires. Mais pour la droite, ce n’est pas suffisant. Loïck Le Brun regrette l’absence de rattrapage. “Que faites-vous du passé ?”, s’est-il interrogé publiquement.

Même son de cloche chez Matthieu Theurier (écologiste et membre de la majorité municipale). “Cette régularisation doit valoir pour le passé” explique-t-il. “Elle doit être largement atténuée, voire nulle pour l’année 2020 (pandémie oblige). Mais en 2019, ces établissements ont connu une activité de 107 jours. Le principe de redevance peut donc s’appliquer sur cette année-là pour des montants modestes, mais dans un budget contraint qui est le nôtre, il n’y a aucune raison d’abandonner cette rémunération dès lors que le centre n’est pas en difficulté. La rétroactivité est parfaitement possible en prévoyant par exemple un surloyer sur 2021 et 2022. Sans cela, le dossier ne serait pas parfaitement clos.” 

Mais la ville ne souhaite pas de rattrapage pour l’année 2020, ni même pour l’année 2019. “Pour cette dernière année, il ne s’agit pas de revenir sur l’accompagnement du Mem et sur notre prise de risque au moment de son lancement”, assure notamment Marc Hervé. Mais pas de quoi de calmer la droite ! “Qui a manqué de vigilance ?”, a questionné Loïck Le Brun. “L’adjoint lors du précédent mandat, madame la maire et sa majorité d’alors, ou bien les services de la ville ?” La question est toujours là, à droite et au centre-droit. “On aura un deuxième rendez-vous avec vous, lors de la modification du plan local d’urbanisme”, répond Marc Hervé. L’élu souhaite pérenniser sur le terrain municipal cette “offre culturelle attendue” de l’ensemble des Rennais et ne coûtant aucun denier public. 

 

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jean-christophe collet

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