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LEPERDIT DOIT SE RETOURNER DANS SA TOMBE

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A Rennes, les baigneuses de la place de Bretagne n’en finissent pas d’être vandalisées. Dès les premières soirées printanières avinées, elles sont enroulées de papier toilettes ou repeintes de toutes les couleurs. Mais la statue de Leperdit, échappait aux vandales. Il y a quelques temps, elle a été recouverte d’un slip multicolore, d’un sac poubelles et de quelques traces de peinture. Bien triste…

Né à Noyal-Pontivy en 1752, le jeune Leperdit arrive à Rennes dans les années 1780 où il installe son commerce de maître tailleur dans la rue d’Échange. Élu officier municipal en 1792, il tient tête à Jean-Baptiste Carrier, acteur majeur de la Terreur connu pour avoir ordonné le massacre de Nantes entre 1793 et 1794. En s’opposant à lui, Leperdit sauva de la guillotine quelques administrés rennais suspectés d’actes répréhensibles contre le mouvement révolutionnaire.

Le 21 février 1794, il fut nommé maire en lieu et place d’un certain Elias, aujourd’hui oublié. Il quitta ses fonctions en octobre 1795. Leperdit perdit la vie dans un incendie qu’il tentait d’éteindre. Il est sans doute l’un des élus rennais les plus célèbres : on lui a dédié une rue et il est inhumé dans l’une des plus belles tombes du cimetière Nord. Il fut même peint par Thérèse de Champ Renaud – également connue sous son nom marital Thérèse Moreau de Tours – dans le tableau Le Maire de Rennes, aujourd’hui propriété du Musée de Bretagne.

Afin de lui rendre hommage, on a également fait réaliser en 1892 une statue par Emmanuel Dolivet le montrant en train de déchirer la liste des suspects de Carrier. Fondue par les Allemands fin 1941, la statue est reconstituée à partir d’un moulage récupéré chez un antiquaire, et inaugurée le 12 décembre 1994, place du Champ-Jacquet.

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jean-christophe collet

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