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LE VIOLON D’INGRES DES ANCIENS DÉPENDANTS : LA MUSIQUE MÉDIÉVALE

La musique adoucit les moeurs. Mais on savait moins qu’elle pouvait entretenir la mémoire de nos anciens, améliorer les capacités cognitives des victimes d’AVC et retisser les liens. La piste est même devenue plus que sérieuse pour des enseignants-chercheurs en musicologie, en philologie et le très efficace CNRS (centre national de recherche scientifique). “C’est même aujourd’hui démontré par l’imagerie médicale,” convient François Cam, enseignant-chercheur en philologie et en musicologie

Ce jeudi 10 janvier 2018, entre midi et quatorze heures, nos scientifiques-musiciens présenteront le fruit de leur travail au Château, le nom de l’EPHAD de Cesson où ils ont animé des ateliers auprès de personnes âgées. “Six à huit hommes et femmes ont décidé de nous suivre en octobre et en novembre 2018”, confie François Cam. Avec des écoliers de l’école Montessori trilingue Lafayette, ils chanteront des chants populaires (Frères Jacques et Ah ! vous dirai-je, maman) et des oeuvres médiévales de la célèbre femme médecin et compositrice Hildegard von Bingen (XIIe siècle). 

Sans filet, nos personnes âgées joueront en même temps de la “cithare aurore”, instrument breveté et aux propriétés acoustiques uniques conçu par le musicien Martial Murray. Après cette performance musicale, l’expérience transgénérationnelle de musicothérapie pourrait être appliquée dans d’autres établissements en collaboration avec Marcel Pérès, spécialiste des polyphonies médiévales non écrites. “La musique médiévale est idéale. Elle présente des champs vocaux extrêmement intéressants et est écrite pour être chantée en choeur “, assure François Cam. 

Cette expérience rennaise a été réalisée en coopération avec le Conservatoire à Rayonnement Régional de Rennes (“classe Dolce” de Karine Mauvillain, atelier accueillant de jeunes autistes),  l’INSERM de Caen (Hervé Platel) et le laboratoire PRISM-CNRS Marseille (Mitsuko Aramaki). Elle a été pilotée dans le cadre d’un programme scientifique original de musicothérapie transgénérationnelle  avec l’aide de François Cam, de  Géraldine Gaudefroy-Demombynes, maître de conférences en histoire de la musique à l’université de Rennes 2 et des scientifiques et musiciens experts bénévoles (au total une quarantaine de personnes.

La phrase du jour : “L’impact de la pratique musicale sur le cerveau humain est mis en perspective, à une époque où ce cerveau connaît une forte diminution de ses capacités car soumis à un monde “désenchanté et colonisé par la technologie” comme le démontre le philosophe et clinicien Miguel Benasayag (Cerveau augmenté, homme diminué). 

 

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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