Jeudi 17 juillet 2025, à 15 h 46, un incendie s’est déclaré à la carrière de la lande de la Troche, en lisière de la forêt de Brocéliande, non loin du Val sans retour. En raison de la sécheresse et d’un vent tournant, le feu s’est rapidement propagé vers la commune de Paimpont. Vers 16 h 30, un imposant panache de fumée était déjà visible à plusieurs kilomètres.
Les autorités ont immédiatement déclenché un important dispositif d’intervention, établissant un PC de crise. Sur le terrain, les pompiers ont été aussitôt rejoints par la gendarmerie, des équipes aériennes et des agriculteurs volontaires. À 19 h, une centaine d’hectares avaient déjà brûlé, malgré l’action de 370 combattants du feu et 140 véhicules.
Trois avions bombardiers d’eau, partis du pélicandrome de Vannes Meucon, ont multiplié les largages pour contenir les flammes.
Grâce à une stratégie de confinement rapide, les zones habitées ont pu être protégées par les secours. Aucun domicile n’a été atteint, aucune évacuation n’a été nécessaire et aucune victime n’était à déplorer. À 23 h 30, les autorités ont annoncé que le feu était fixé par le biais d’un communiqué. Les foyers restaient actifs, mais ne progressaient plus sous l’impulsion des pompiers et d’un matériel dernier cri (drones de détection thermique).
En parallèle, plusieurs routes départementales ont été fermées à la circulation, notamment aux abords de Tréhorenteuc et sur les axes traversant les zones boisées. Cette fermeture visait à faciliter l’action des secours et à éviter tout accident dans des secteurs instables. En réponse à cet épisode, la préfecture d’Ille-et-Vilaine a pris des mesures immédiates pour limiter les risques de redémarrage. Depuis 23 h, l’accès aux massifs boisés de plus de quatre hectares a été interdit, tout comme la circulation non encadrée, les regroupements dans la nature ou les activités de loisir dans les régions sensibles.
La population a été appelée à la plus grande vigilance. Les autorités ont rappelé que le moindre geste imprudent pouvait déclencher un feu, et ont insisté sur la nécessité d’adopter un comportement responsable. L’incendie de cette journée a souligné l’extrême vulnérabilité des massifs bretons, déjà touchés par un sinistre majeur en 2023, qui avait ravagé 400 hectares à Campénéac.
Quelques semaines plus tôt, un exercice grandeur nature de lutte contre les flammes avait eu lieu dans la zone concernée. Une perturbation pluvieuse était attendue dans la nuit de vendredi à samedi, offrant l’espoir d’une stabilisation définitive. D’ici là, les équipes restaient mobilisées et la forêt de Brocéliande sous haute surveillance.


