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samedi 13 avril 2024
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L’ATTITUDE STUPÉFIANTE DU TRAFIQUANT

Le 13 février 2024, les policiers sont en surveillance dans le quartier de Bréquigny. Devant eux, non loin d’une aire de jeux, deux individus semblent opérer un échange. Mais à la vue des forces de l’ordre, l’un d’eux crie, s’enfuit et laisse tomber un sachet contenant des pochons en plastique noir. Il sera rapidement rattrapé par les fonctionnaires qui trouvent  485 € en petite coupure, ainsi que du cannabis dans sa sacoche.

Placé en garde à vue, l’apprenti sprinteur reconnaît simplement l’usage de stupéfiants. Il refuse en revanche de se justifier sur la présence de l’argent et de donner le code de déverrouillage de son téléphone. Trois jours plus tard, le 16 février, des agents en civil effectuent à nouveau une surveillance square de Stockholm sur un parking aérien. Ils retrouvent le trafiquant et l’interpellent à nouveau juste après une énième transaction. 

Ce mardi 20 février, l’homme était jugé dans le cadre d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Rennes pour trafic en récidive. À l’audience, le jeune ravitailleur est peu loquace. « Les policiers mentent. Lors de la première arrestation, je me suis laissé contrôler. L’argent, c’étaient mes économies et les stupéfiants, c’est pour ma consommation personnelle. Les forces de l’ordre ont une dent contre moi. » 

L’individu, déjà connu de la justice pour vol et des affaires de stupéfiants, envisage une reconversion professionnelle au sein de la SNCF. Mais le parquet déplore un manque crucial d’explications crédibles. « On nous raconte des bêtises depuis une heure trente. C’est insupportable ! », indique la procureure. « Je requiers trois ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis probatoire ainsi qu’une obligation de soins. »

De l’autre côté de la barre, l’avocate Gwendoline Tenier dénonce des « droits de la défense bafoués » (absence d’entretien avec un homme des lois). Elle met en cause une « peine requise disproportionnée » et des « maltraitances policières récurrentes à l’encontre des jeunes des quartiers ». Le prévenu est condamné à deux ans d’emprisonnement, dont 1 an assorti d’un sursis probatoire pendant 24 mois. Il aura l’interdiction de paraître dans le secteur de Rennes Sud pendant 3 ans et dort en prison dès ce soir.

Infos + : à la suite de la plaidoirie de la défenseuse, la procureure de la République a déploré des propos dangereux de la part de l’avocate, notamment sur l’attitude des forces de l’ordre. 

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