CECI EST UN TEST 1
Actualités

LA FRANCE RURALE AUX…CHAMPS LIBRES !

test2

Elle a un nom qui résonne la France d’en haut ! Mais elle a su mieux que quiconque photographié la France rurale. Madeleine de Sinety  (1934-2011) est notre petite… madeleine paysanne. Dans les années soixante-dix, elle a photographié les paysans de Poilley, à la lisière de la Bretagne, de la Normandie et de la Mayenne. Dans cette contrée de bocage, elle a trouvé les mots, les gestes, pour saisir des instants de vie d’une commune et de ses habitants. 

On se “poilley” à l’époque ! 

Quelques années plus tard, Les Champs Libres sortent de l’oubli son travail d’autodidacte talentueuse. Sous une lumière tamisée, le musée livre les sourires paysans, les visages burinés, les pratiques anciennes de la paysannerie passée. Avec brio, cette exposition parle aux plus anciens et fait sourire les plus jeunes. Elle est une plongée champêtre dans un village où l’on portait les meules de foins avec des fourches et où les enfants jouaient dans des charrettes remplies de pommes. 

Son appareil en bandoulière, Madeleine de Sinety arpentait la campagne. A l’image du grand peinte Jean-François Millet, elle cherchait l’éternité dans un geste d’antan, dans le regard d’un paysan au milieu de ses chevaux. Elle saisissait les sourires d’enfants revêtus de cols roulés, de blouses et des sous-pulls improbables et d’un autre temps. Mieux, elle déclenchait en un seul cliché le sourire amusé des visiteurs face à un couple dansant la “gigouillette” dans un bal “seventies”.

 

Cette photographe-là est une ethnologue bourrée d’émotions, une peintre de l’immortalité paysanne. Elle a figé dans le marbre les rencontres de football sur des terrains boueux où les joueurs portaient les maillots Adidas et tentaient de ressembler aux stars de l’époque comme le gardien yougoslave Curkovic. Dans cette France rurale, finalement pas si loin de nous, Madeleine de Sinéty a mis l’insondable beauté d’un monde paysan. Elle a posé son regard sur un monde en voie de disparition. Bien loin des clichés maritimes de Cartier Bresson et du Baiser de l’hôtel de Ville de Doisneau, son travail photographique est tout aussi beau, voire bien plus beau, car oui, elle parle à nos racines, à nos souvenirs. Madeleine de Sinety, un village, aux Champs Libres jusqu’au 27 mars. C’est gratuit. 

A propos de l'auteur

jean-christophe collet

Pour tout contact. 06 75 37 16 66

Laisser un commentaire