"
portefeuille cuir homme femme Rennes
Actualités Politique

LA COLÈRE D’AUDE : ON NE SAIT PLUS COMMENT FAIRE !

Ce samedi 17 novembre, plus de 400 gilets jaunes étaient réunis à Bain-de-Bretagne pour protester contre la politique du gouvernement et l’augmentation du gazole comme dans de nombreuses villes de France. “Ce qui est énorme pour un petit village comme le nôtre”, expliquait Bertrand.  Encadrés par les gendarmes, ils filtraient l’entrée des deux ronds-points importants de la petite ville, à deux pas de la zone commerciale Château gaillard. “À l’exception de deux ou trois personnes irascibles, nous avons eu un écho favorable de la population.”

Après avoir rejoint un groupe sur les réseaux sociaux de gilets jaunes, Aude est la tête pensante de la manifestation de Bain de Bretagne. De fil en aiguille, elle a réussi à mobiliser tout le monde. “Aujourd’hui je suis heureuse”, confie-t-elle. “Beaucoup de gens sont là, même ceux que je ne connais pas ! Le peuple est là. J’espère qu’une seule chose, c’est que nous serons entendus !”, ajoute-t-elle. 

A Bain de Bretagne, les manifestants n’ont pas bloqué la circulation. “Les gens savent très bien pourquoi on est là. On n’a même pas besoin d’expliquer. Beaucoup ont même leur gilet jaune en évidence sur le devant de la voiture. Ils viennent de Pancé, de Chateaubriant, de la Noë Blanche. Ils viennent de partout.” Aude et ses amis veulent désormais un geste du gouvernement Macron. “Il doit entendre notre souffrance. C’est l’horreur ce que l’on vit et c’est de pire en pire !”

Comme beaucoup, la jeune quarantenaire dénonce l’attitude de nos gouvernants. “Ils ne me semblent pas du tout concernés. Ils ont des voitures de fonction, des moyens. Nous, c’est tout le contraire. Nous avons besoin de notre véhicule personnel pour nous rendre au boulot et emmener nos enfants. Nous avons besoin de mettre du gazole dans nos voitures. En trottinette, comme ils veulent que l’on fasse, ce sera compliqué…”

“Dans la vie de tous les jours, je n’en peux plus”, ajoute-t-elle. “Je travaille plus de 180 heures par mois et je touche 1700 €. Avec tout ce que j’ai à payer, il me reste à peine 200 € pour vivre ! Comment je fais avec mes trois enfants ? Même les banques ne veulent plus nous faire de crédit. On ne sait plus quoi faire. On en vient même à se demander s’il ne faut pas aller vivre ailleurs. Demain s’il faut revenir, on sera là !” 

Pour en savoir beaucoup plus sur les autres manifestations :

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

Laisser un commentaire