En mars 2024, une enquête était ouverte à l’encontre de Jean-Yves Prigent, figure du kayak mondial, pour agression sexuelle. Quelques jours plus tôt, il avait commis des gestes inqualifiables sur la personne de deux mineurs dans le cadre de ses fonctions d’entraîneur de canoë-kayak. Pour ces faits, il était placé sous contrôle judiciaire, et condamné le 12 juillet 2024 par le Tribunal correctionnel de Rennes (voir notre article).
En parallèle de ces investigations, d’autres actes étaient dénoncés à l’encontre du kayakiste. Sous l’égide du parquet de Rennes, ils faisaient l’objet d’une nouvelle enquête de la gendarmerie de Bruz, de la Brigade de recherches de Rennes et de l’Office des mineurs (OFMIN).
Les faits d’agression sexuelle, survenus entre 2005 et 2008, sont rapportés par un jeune homme que Jean-Yves Prigent avait encadré alors qu’il était encore mineur. Quant aux accusations de harcèlement sexuel, ils sont dénoncés par une jeune femme qui incrimine Prigent de lui avoir adressé de manière répétée des propos à connotation sexuelle.
En septembre 2024, l’un des jeunes impliqués dans la première procédure avait révélé des viols. Il affirmait que ceux-ci ont été commis entre 2023 et 2024 par Jean-Yves Prigent, notamment lors de compétitions à l’extérieur, à Prague et Bourg-Saint-Maurice. Contrairement à ce qu’annonçait le parquet, il y a deux jours, il ne s’agit donc pas de trois filles.
Jean-Yves Prigent a été placé en garde à vue le 5 novembre 2024 pour être interrogé sur l’ensemble de ces actes. Il a reconnu partiellement le viol, mais conteste l’agression sexuelle et le harcèlement. Il a été présenté à un magistrat d’instruction, qui l’a mis en examen pour les faits énoncés. Il a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention conformément aux réquisitions du parquet.


