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EN MARS 1933 : TROIS MORTS DANS UN ACCIDENT DE GAZ PROVOQUA UNE ÉMOTION INDESCRIPTIBLE À RENNES

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Le 27 mars 1933, passage Bel-air, à deux pas de la rue de Paris et de l’actuel collège Anne-de-Bretagne, le gaz enclencha un terrible accident. Il provoquait la mort de deux ouvriers de la compagnie du Bourbonnais et un sergent des sapeurs-pompiers qui s’était porté courageusement à leur secours. “Deux sont des victimes du travail et le troisième victime du devoir”, écrivait le lendemain le journaliste de l’Ouest-Eclair. 

Vers 15 h 30, ce jour-là, les habitants du passage entendent des appels au secours. “De tous les immeubles, les habitants accouraient vers l’extrémité du passage du Bel-Air qui ouvre sur la rue Martenot…Là, une passante affolée montraient du doigt deux bouches qui s’ouvraient béantes au milieu de la chaussée et par ces orifices, on voyait au fond d’une fosse bétonnée, profonde d’un mètre quatre-vingt environ, deux corps étendus l’un sur l’autre.”

Les deux hommes gisent inanimés, surpris sans doute par la rupture d’une conduite. Quelques minutes plus tard, de la caserne Saint-Georges toute proche, le sergent major Guihard (photo de  la une) et le pompier-mécanicien Pierre Galle arrivent sur les lieux. “Prenant à peine le temps d’ajuster son masque, le sergent Guihard descendait dans la fosse…Quelques secondes et un premier corps était remonté à la surface.” Mais le sergent qui a déjà passé une corde sous le corps du second ouvrier s’abat soudain sur celui qu’il veut sauver, atteint lui-même malgré son masque par les émanations de gaz. 

Après une explosion dans la fosse, il faut se résoudre à l’inévitable. Asphyxié par le gaz, brûlé par les flammes, le malheureux pompier ne peut échapper à la mort. “Toujours premier à la tâche, il se conduisait avec courage et autorité comme il s’était conduit pendant la guerre.” Agé de 37 ans, mariés il rejoignait dans la mort les deux ouvriers, André Chesneau, père de deux enfants et âgé de 32 ans, et Monsieur Caro, père d’un enfant. Cet accident provoqua une émotion indescriptible dans la ville. Des obsèques solennelles eurent lieu en l’église Notre-Dame en présence de nombreux rennais et de nombreuses personnalités, après un cortège dans les rues d’Estrée, rue Nationale, place du Parlement, rue Victor-Hugo et rue de Fougères. 

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jean-christophe collet

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