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Actualités Stade Rennais

EN 1971, LES RENNAIS GAGNENT LA COUPE SUR PENALTY

Après un parcours remarquable en coupe de France, les joueurs du Stade Rennais avaient pris très au sérieux leur finale. Ils avaient préparé leur match à Saint-Malo. “Nous avons une force : notre jeu collectif”, reconnaissait leur entraîneur, René Cédolin. En forme, ils éprouvaient toutefois quelques inquiétudes face à la passion qui se déchainait en Bretagne. Mais malgré leur gardien Marcel Aubour, fiévreux durant quelques jours, le onze rennais semblait confiant dans le vieux stade de Colombes, ce 20 juin 1971.

                                             La pétanque de Marcel Aubour

Devant les banderoles bretonnes et les 35 000 spectateurs bretons, les Rouge et Noir, emmenés par André Guy, Raymond Kéruzoré, Louis Cardiet (seul rescapé de la finale de 1965) et les autres affrontaient le Lyon de Fleury di Nallo. “La victoire ne fit jamais de doutes tant les Bretons dominaient alors leur sujet”, explique le journaliste Georges Cadiou, dans son livre Mémoires d’un club, le Stade Rennais.

De toute la rencontre, le gardien rennais Marcel Aubour n’eut rien à faire. “Il inventa un…nouveau sport : la pétanque comme dans son pays, avec les artichauts que lui lançaient les facétieux supporters rennais !” Mais il fallut toutefois attendre la 74eminute pour voir le premier but breton sur un penalty concédé par l’arrière lyonnais, Robert Valette. André Guy en fut l’auteur. “Ce dernier marqua sur la gauche des buts défendus par Chauveau”, explique Jean-Paul Ollivier, dans L’aventure du football breton.

                                            André Guy sur penalty

En coupe de France, jamais une finale n’avait été précédemment gagnée sur coup de pied arrêté. “Il s’en fallut de peu pour que le penalty n’entre pas dans l’histoire de la coupe”, reconnaissait Jean-Paul Ollivier. “Guy avouait avoir en effet raté son tir : je voulais le tirer à la droite de Chauveau de l’intérieur du pied droit. Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais j’ai frappé de l’extérieur et le ballon est allé sur la gauche du gardien. J’avoue avoir été étonné. Fort heureusement, la balle a glissé sous la transversale, sinon, je ne me le serais jamais pardonné.”

Auparavant, à la 22eminute, l’arbitre de la rencontre, Monsieur Vigliani, n’avait pas validé un but de Rico en raison d’une faute de Guy sur le gardien lyonnais Chauveau. Il avait récidivé en refusant encore une fois un but (cette fois-ci de Betta) pour un hors-jeu de position de Rico. “Mais dire que les Lyonnais ne se créèrent pas d’occasions serait totalement dénué de fondements”, précise Jean-Paul Ollivier. “Ainsi, à la 8eminute, Chielsa échappa aux Rennais et ce fut miracle si Aubour détourna.”

Malgré la présence d’un certain Raymond Domenech en défense lyonnais, les Rennais gagnèrent cette finale devant le micro de Michel Drucker et sous les yeux du premier ministre de l’époque, Chaban-Delmas. Qu’en sera-t-il ce samedi ? Nos Rennais, conduits par Ben Arfa, réussiront-ils à renouveler l’exploit de leurs ainés ? 

Photos tirées des livres de Jean-Paul Olivier et Georges Cadiou.

Photo tirée d’un album Panini !

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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