Dans l’après-midi du 13 janvier 2024, à Bain-de-Bretagne, la gendarmerie intervenait au domicile d’une famille où le corps sans vie d’une jeune fille âgée de 15 ans venait d’être découvert par son père. Faute de pouvoir définir les causes du décès, le parquet de Rennes décidait d’ouvrir une enquête par les militaires de la brigade de Bain-de-Bretagne. « Une autopsie était réalisée le 15 janvier sans qu’elle ne permette de déterminer avec certitude les raisons de la mort », précise le procureur de la République, Philippe Astruc.
Le 7 février, les investigations avançaient rapidement. « Les analyses biologiques des prélèvements effectués lors de l’autopsie révélaient la présence d’un ADN masculin inconnu. » Mais bien plus grave, les médecins légistes découvraient des traces de violences sexuelles. Dès lors, le parquet décidait d’ouvrir une nouvelle information judiciaire pour viol sur mineur de plus de 15 ans et de meurtre. « Une commission rogatoire était délivrée le jour même saisissant conjointement le groupement de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine et la section de recherches de Rennes. »
Le 12 février, afin de vérifier certains éléments de l’enquête, les gendarmes procédaient à l’interpellation de deux frères âgés respectivement de 13 et 15 ans, enfants de la compagne du père de la victime. « Les deux mineurs faisaient l’objet d’un prélèvement ADN. En début de soirée, les résultats fournis par le laboratoire permettaient d’identifier le plus âgé. Sa garde à vue était prolongée. Le second était quant à lui remis en liberté. » Le 13 février, l’aîné reconnaissait, en présence de son avocat, les faits lors de son audition par les enquêteurs. Le 14 février, il est présenté au magistrat instructeur. Mis en examen, il était placé en détention provisoire.


