En novembre 2025, la brigade de recherches de Vitré a ouvert, sous la direction du Parquet de Rennes, une enquête préliminaire pour un trafic, notamment d’héroïne. Elle visait plusieurs individus déjà connus pour ce type d’infractions. Dans cette affaire, un vendeur en gros et un revendeur au détail s’appuyaient sur des exécutants et intermédiaires identifiés, ainsi que sur des clients réguliers et particulièrement fidèles au regard des sommes générées.
Le 3 février 2026, une opération de police judiciaire a été déclenchée et menée par la brigade de recherches de Vitré, impliquant la mobilisation de nombreux militaires du groupement de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine. « Des interpellations et des perquisitions ont eu lieu sur le bassin vitréen et en particulier à Saint-Médard-en-Ille, à Vitré et à Saint-Jean-sur-Vilaine », explique le procureur de la République, Frédéric Teillet.
Au cours de cette opération, douze individus ont été placés en garde à vue et vingt-quatre perquisitions ont été effectuées. Ces procédures ont permis la découverte de près d’un kilogramme de produit stupéfiant et notamment d’héroïne ainsi que du matériel nécessaire au trafic, près de 2 000 euros en espèces et des armes à feu.
Le 6 février 2026, trois hommes et une femme ont été présentés au procureur de la République de Rennes. Ils seront jugés pour ces faits le 30 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Rennes pour trafic de stupéfiants. Dans l’attente de cette audience, trois d’entre eux, tous connus de la justice, ont été placés en détention provisoire. Tandis qu’une personne a été placée sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux demandes du parquet.
Vingt clients réguliers, consommateurs de produits identifiés dans le cadre de l’enquête ont été auditionnés et des perquisitions ont été menées chez chacun d’eux. Trois d’entre eux sont convoqués devant le tribunal correctionnel dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité et les autres se verront notifier des ordonnances pénales dans le courant de l’année 2026. « Ces réponses pénales démontrent l’importance d’apporter une réponse ferme y compris aux consommateurs. »


