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DE LA RUSTINE POUR LES BOUCHONS : LES AUTOS RESTERONT EN CARAFE !

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Hier après-midi, un grand raout médiatique était prévu à la préfecture d’Ille-et-Vilaine. Il s’agissait de présenter un « truc à la bretonne » (selon les termes de Matthieu Theurier, vice-président de Rennes Métropole), pour lutter contre les bouchons de la rocade. Pour l’occasion, le préfet Emmanuel Berthier était excusé. Mais son secrétaire général était bien présent aux côtés du président du conseil général, Jean-Luc Chenut et du vice-président du conseil régional de Bretagne, Michaël Quernez (en visio). 

Face aux attentes des automobilistes, on a eu le droit au flot de bonnes paroles et de bonnes intentions. “C’est un moment important. Nous avons à apporter des réponses pratico-pratiques”, a expliqué Jean-Luc Chenut. “Nous devons prévoir une alternative à la voiture”, a confié  Matthieu Theurier. Mais une fois énoncées les grands théories, que prévoit réellement le schéma directeur d’agglomération de gestion de trafic (SADGT) ? Le responsable de la Diro (direction interrégionale des routes de l’Ouest), Frédéric Lechelon, a eu en charge de présenter les mesures sauf que, contraint dans un grand principe de limitation de la voiture solo, lui et ses équipes ont été obligés de faire avec l’existant. 

Une voie réservée au covoiturage sera expérimentée sur la route nationale 137 à compter de 2023

Dans ce shéma, Frédéric Lechelon et ses équipes proposent des voies réservées (sur les bandes d’arrêt d’urgence) aux transports en commun à compter de 2025 sur la RN24 (Rennes-Lorient), la route Rennes-Saint-Malo, l’ancienne route du Mont-Saint-Michel et dès 2022 sur l’axe Nantes-Rennes (RN 137).  “Le principe est d’aménager la bande d’arrêt d’urgence pour y faire circuler les transports en commun durant les bouchons”, assure le responsable. Outre ces “priorités” aux bus parfois bondés, le plan Grand Rennes (on préfère l’appeler ainsi) envisage l’installation de feux tricolores en amont de nombreuses bretelles d’entrée de la rocade. “Ce dispositif a déjà fait ses preuves à Nantes”, assure le responsable de la Diro. “Il permet de faire patienter les véhicules entrants, le temps que la circulation se fluidifie sur la voie rapide.” Mais ce n’est pas tout. La Diro, qui a visiblement bossé le dossier, envisage des aménagements aux portes de Villejean, de Cleunay et des Loges pour fluidifier la circulation. 

Pour accompagner le tout, le plan (25 millions d’euros) prévoit un outil d’information en direct en 2024 des galériens du bitume et des usagers des transports en commun. “C’est à nous d’apporter les solutions. Mais le report de la voiture vers le covoiturage et les transports en commun est devenu une nécessité”, a ajouté le vice-président de la région Michaël Quernez. Malheureusement, ce plan a  peut-être oublié l’essentiel. Il n’a pas mis autour de la table deux grands opérateurs du… transport en commun, Kéolis (les bus) et la SNCF. Pas de quoi faciliter l’intermodalité (ce gros mot qui veut dire connexion entre tous les moyens de transports), l’intelligence collective et la circulation douce pour nos concitoyens…

Je n’ai pas très bien compris tout ce qui voulait mettre en place sur la rocade”, expliquait ce matin un Rennais. “Mais au moins, ils ne vont pas nous mettre une piste cyclable sur la rocade!”

A retenir : la rocade en chiffres. 31 kilomètres de voirie, 17 portes, 110 véhicules par jour sur certaines sections. 

L’info + : Michaël Quernez, vice-président de la région, chargé des mobilités de la région, présent en visio, a tout bonnement disparu des radars, lors de la conférence. Son alter-ego politique, Jean-Luc Chenut, s’est lui aussi éclipsé…Sans doute pour éviter quelques bouchons. Seuls, Matthieu Theurier, vice-président de Rennes Métropole, et le secrétaire général, sont restés jusqu’au bout devant la presse. 

SNCF, Kéolis. Le secrétaire général de la préfecture a promis un travail de longue haleine avec la SNCF, Kéolis. “Nous sommes en contact avec eux”, a-t-il affirmé. 

Les voies d’entrecroisement seront ouvertes uniquement lors des bouchons. Installées l’une entre les portes de Beauregard et de Villejean et l’autre entre les portes de Bréquigny et de Nantes, elles permettront de fluidifier les secteurs les plus empruntés de la rocade.

 

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jean-christophe collet

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