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Restaurants & Bistrots

CHEZ MA TANTE : BERTRAND VEUT CONSERVER L’ÂME POPULAIRE

A Rennes, dans le centre-ville, il n’y a pas beaucoup d’établissements qui ont conservé leur âme. Il n’existe encore moins d’endroits où l’on croise le chef d’entreprise et l’ouvrier du coin, le commerçant et l’antiquaire, l’étudiant et le bobo. Chez Ma Tante, café d’antan, est un de ceux-là. Tenu longtemps par Valérie, partie vers d’autres cieux morbihanais, il vient d’être repris par un certain Bertrand Saint-Yves, bien connu des Rennais et propriétaire d’une vingtaine d’estaminets rennais et nantais.

“C’est un bel établissement !”, se réjouit Bertrand. “J’ai trouvé l’endroit sympa. Disposer de 200 m² au même niveau, d’une extraction aux normes et d’un si bel emplacement, c’est assez rare dans la capitale bretonne.” Mais pas question de tout changer Chez Ma Tante.  “Le concept de bar des Halles va rester ! J’ai même décidé de ramener le prix du café à 1, 30 euro comme il doit l’être aujourd’hui à Rennes.”

Avec 80 couverts et une belle terrasse relookée, Chez Ma Tante veut rester un bar populaire. “C’est notre rôle de redonner un peu de vie à ces établissements-là”, assure Bertrand Saint-Yves. En revanche pour l’heure, pas question de toucher non plus à la décoration. “Nous sommes en phase d’observation”, convient-il. “Mais si changement il y a, nous resterons dans une formule bistrot et cosy.” Seule incartade au passé, l’offre de restauration pourrait s’étendre le soir.

                           Le café à 1, 30 euro

D’ici la fin de l’année, Bertrand Saint-Yves a l’intention d’ouvrir un nouveau Big Fernand, en haut de la place des Lices avec l’actuel dépositaire de la marque installé au Colombier. Mais pas uniquement…il envisage l’ouverture du Quai Ouest, place de Bretagne, dans quelques mois, dans une veine “brasserie parisienne” et d’un restaurant de pâtes à Cesson avec vue sur la Vilaine.  Chez Ma Tante est ouvert dès sept heures du matin. Sa fermeture intervient après le dîner.  Formule plat et dessert à 12, 50 euros.

L’humour du cafetier : À la question combien de personnels, dans son établissement, Bertrand Saint Yves répond : tout dépendra du nombre de clients !

La phrase du jour : “Mon métier est passionnant ! J’ai toujours préféré les vrais emplacements. Une affaire qui s’achète doit toujours pouvoir se revendre. Je me méfie en revanche des endroits tendance et à la mode. Il y a dix ans, tout le monde voulait aller rue Saint-Michel. Dix ans plus tard, plus personne ne veut y aller !”

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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