C’était le 22 octobre 2022, au cimetière de Kerfautras, à Brest. Une visiteuse se rend sur une tombe familiale et s’accoude à une stèle voisine. Manque de chance : la pierre se descelle et s’écroule… sur sa cheville. Bilan : blessure, colère, et direction le tribunal administratif de Rennes.
La plaignante demandait une somme provisionnelle de 50 000 euros à la commune, plus une expertise médicale pour évaluer ses préjudices. Son argument ? La faute de la ville était « présumée » en cas de défaut d’entretien normal d’un ouvrage public. Et pour elle, cette stèle instable en était un.
Le 18 septembre 2025, les juges lui ont donné tort. Ils ont rappelé que si les cimetières sont publics, la restauration des tombes relève des familles titulaires des concessions. Résultat : pas d’indemnisation, pas d’expertise, et une requête rejetée.
La commune, de son côté, espérait que la plaignante soit condamnée à lui verser 2 000 euros pour ses frais de justice. Mais là encore, le tribunal n’a pas suivi. Moralité : au cimetière, mieux vaut poser son coude ailleurs que sur une stèle. Photo d’illustration.


