Le tribunal correctionnel de Rennes a prononcé, jeudi 24 avril, la relaxe de sept militants d’ultragauche poursuivis pour une violente agression survenue le 27 février dernier devant la faculté de droit. Les prévenus étaient accusés d’avoir passé à tabac deux étudiants, provoquant notamment un traumatisme crânien. Si les faits ne sont pas contestés par la procureure – qui avait requis des peines de prison ferme – c’est la procédure de captation vidéo, jugée irrégulière, qui a conduit à l’abandon des poursuites.
Un verdict qui a immédiatement fait réagir à droite.
« C’est un verdict qui légitime les violences politiques », affirme Gilles Pennelle, député RN au Parlement européen et président du groupe RN au Conseil régional de Bretagne sur X. Pour lui, les faits sont incontestables. « La vidéo du drone montre clairement l’avalanche de coups. Les deux étudiants sont blessés, les agresseurs sont identifiés, arrêtés sur place, certains sont même récidivistes. Et pourtant, ils sortent du tribunal en chantant. » Sans hésiter, l’élu nationaliste dénonce une décision « hallucinante » et accuse la justice de « couvrir l’extrême gauche rennaise, qui sème la peur depuis des années ». Selon lui, « l’impunité continue de régner » et ce jugement « ouvre la porte à de nouvelles agressions, casses et dégradations. (…) C’est un signal terrible envoyé à tous ceux qui défendent l’ordre et les valeurs républicaines », estime-t-il.
Même colère du côté des Républicains. Thomas Rousseau, porte-parole du parti et candidat aux municipales à Rennes. il évoque d’un « signal profondément inquiétant ». « Cette décision ne prend pas la mesure de la menace que représente l’extrême gauche dans nos universités », explique-t-il. Pour lui, « ces agissements imposent un climat de terreur dans les campus rennais. Nous apportons tout notre soutien aux étudiants victimes de cette lâche agression. Aucun étudiant ne devrait être frappé, insulté ou intimidé pour ses opinions. Dans un État de droit, la haine de l’autre ne peut jamais être une excuse. » Thomas Rousseau appelle à « s’opposer résolument aux violences de l’ultragauche » et à « défendre sans relâche les libertés fondamentales dans les lieux de savoir ». Pas de réaction pour l’heure de l’Union pirate, en revanche, l’AG de Rennes 2 s’est exprimée sur le réseau social Facebook : lavés dans la rue, les fans se font sécher au tribunal.



