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ALEXIA RESTE DANS LEURS MÉMOIRES

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Alexia Cote était une étudiante brillante en master 1 juriste d’affaires franco-britannique. Le 15 avril dernier, elle a décidé de se suicider dans son petit appartement de la place de la Rotonde. Trop de pression, trop de stress, trop de trop. Un mois après, une marche blanche, rassemblant 200 étudiants (malgré la fin des examens), était organisée aujourd’hui par des étudiants dans les rues de Rennes. Elle est partie de la place de la République pour rejoindre la faculté de Droit où une gerbe de roses blanches et sa photo ont été déposées aux pieds de l’Université en sa mémoire.

Alexia était bienveillante

Durant quelques minutes, devant le bâtiment austère de la faculté, les manifestants ont pris le temps de se recueillir. Ils ont invité tous les étudiants de France à “sortir de leur solitude” puis à écouter un message des parents d’Alexia. “Elle était cultivée, bienveillante et sensible, ont-ils écrit. Les 21 années passées avec elle ont été merveilleuses. La vie devrait toujours l’emporter. Si nous avions pu être présents avec vous aujourd’hui, nous n’aurions qu’une chose à dire : je t’aime, nous sommes fiers de toi et tu nous manques tellement.”

A l’issue de la marche, certains manifestants faisaient part de leur tristesse. “Il était important d’être là pour lui rendre hommage”, expliquait une jeune étudiante. “Tous, nous avons vécu des moments difficiles durant la pandémie. Nous avons subi des coups de stress et nous comprenons sa détresse.” Même sentiment de la part d’une autre étudiante. “A fin d’un examen de Finances publiques,  beaucoup d’entre nous pleuraient. Ce n’est pas anodin et certainement le signe d’un certain mal-être. On se met la pression, mais on nous met la pression.”

Face à ce drame révélé par notre journal, beaucoup d’étudiants ont été surpris par le silence de la faculté de Droit. “Ils ont été plutôt préoccupés par leur image, leur réputation que par le besoin de communiquer auprès des étudiants”, explique un enseignant sous couvert de l’anonymat. “Rien ne les empêchait d’écrire aux étudiants. Ils l’ont fait uniquement au moment où la presse a révélé l’affaire. c’est dommage”, ajoute-t-il.

Le père de la jeune femme Christophe Cote avait tenu à évoquer dans nos colonnes et de manière poignante la disparition de sa fille. “On assume nos responsabilités, nous aimerions que d’autres le fassent”, avait-il expliqué. Depuis son témoignage, l’université de Rennes 1 est sortie de son silence. Elle conteste avoir mis sous silence cette affaire,  s’associe au recueillement des étudiants. Elle compte aujourd’hui mettre en place un “plan de formation aux premiers secours en santé mentale” auprès de ses personnels pour la rentrée 2021 (sources le Journal 20 Minutes).

 

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jean-christophe collet

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