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vendredi 1 mai 2026
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LE TEST-DRIVE COVID-19 DE CHRISTOPHE !

« J’ai eu un doute sur mon état de santé », confie le Rennais Christophe, ambulancier pour une société privée, il y a quelques jours.  » J’étais victime d’essoufflement et j’ai contacté mon médecin traitant en lui expliquant mes symptômes. Mon docteur m’a reçu en consultation. A l’auscultation, il n’a rien repéré de particulier. Dans le doute, il a toutefois préféré me faire passer un test. Il ne voulait pas prendre de risque dans la mesure où je pouvais contaminer des malades, des personnes âgées dans mon ambulance. »

En sortant du cabinet médical, Christophe se rend dans un laboratoire d’analyses médicales. « On m’a dit de rester dans la voiture et d’attendre un biologiste. C’était plutôt intelligent… » Stationné sur une place réservée aux véhicules Covid-19, Christophe reste patiemment dans son véhicule une bonne dizaine de minutes. « Puis, un monsieur s’est présenté avec la tenue intégrale de protection. Il était muni d’une visière, d’une charlotte, d’une blouse, de gants et d’un masque. C’était le kit complet ! Je n’ai vu que ses yeux mais j’ai senti – et c’est légitime – qu’il n’était pas à l’aise, tout comme moi lorsque je transporte un patient du Covid-19. »

                                  Un coton-tige dans le nez

Immédiatement, le laborantin a sorti un coton-tige et l’a glissé dans le nez de Christophe. « Ce n’était pas très agréable. Dans chaque narine, le prélèvement a duré deux trois secondes, pas plus. Le lendemain, j’ai eu les résultats. Je n’étais pas positif. » Depuis, Christophe a repris le chemin du travail. « Au volant de mon ambulance, je vis mieux qu’au début de la crise où j’étais très stressé. Je prends aujourd’hui toutes les précautions du monde. »

 En pleine épidémie, le dépistage de la maladie covid-19 repose actuellement sur la réalisation de tests PCR (réaction en chaîne par polymérase), uniquement sur prescription médicale. « Pour confirmer ou infirmer la présence du virus, on prélève des cellules nasales profondes à l’aide d’un écouvillon, une sorte de long coton-tige que l’on insère dans les cavités nasales, jusqu’à 15 cm environ », explique le journal Santé Magazine. 

Seuls deux types de professionnels de santé peuvent faire ce prélèvement : les infirmières et les biologistes – qu’ils soient pharmaciens ou médecins. « Au début de l’épidémie, les tests PCR étaient réalisés uniquement au sein de centres hospitaliers universitaires (CHU). Mais depuis le samedi 7 mars, les laboratoires de ville certifiés peuvent également prélever et analyser des échantillons infectieux. Un test PCR réalisé en laboratoire de ville est facturé 54 euros et remboursé à hauteur de 60 % par la Sécurité sociale. La somme restante est prise en charge par les mutuelles. »

Jean-Christophe COLLET
Jean-Christophe COLLET
J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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