Dans le cadre de l’entre-deux-tours des élections municipales à Rennes, la liste « Rennes contre la guerre », soutenue par le Parti des travailleurs, a publié un communiqué pour préciser sa position. « Nous remercions les 61 femmes et hommes qui ont permis l’existence de notre liste en se portant candidats » ainsi que « les 214 électrices et électeurs qui ont voté pour notre liste ».
La liste défend une orientation claire : « l’argent pour l’école, la santé, le logement social, pas pour la guerre et les exonérations patronales ». Elle critique au passage la politique municipale actuelle, accusée de relayer « les coupes budgétaires imposées par le gouvernement ». Plus largement, le communiqué inscrit le scrutin dans un contexte national : « le vote du 15 mars a exprimé (…) le rejet de la politique menée par Macron », évoquant notamment « le taux record d’abstention : 41,42% sur la ville, mais jusqu’à 60, voire 70%, dans les quartiers populaires comme au Blosne ».
À l’approche du second tour, la liste alerte sur le danger local. « Le maintien de deux listes de gauches concurrentes (…) fait courir le risque que Rennes bascule à droite pour la première fois depuis près de 50 ans. » Le Parti des travailleurs regrette l’absence d’union. « Il aurait été préférable que (…) il n’y ait qu’une seule liste pour battre le candidat de Macron ».
Malgré ses critiques envers la majorité sortante, le mouvement appelle à faire barrage à la droite. « Il ne faut pas une voix pour la réaction de la droite ou de l’extrême droite ! » Au-delà du scrutin , la liste invite à poursuivre l’engagement politique. « Nous appelons celles et ceux qui partagent cette exigence à poursuivre l’action engagée autour de notre liste et du Parti des travailleurs. » Ce positionnement intervient dans un contexte de triangulaire politique entre la liste de Nathalie Appéré, celle soutenue par La France insoumise menée par Marie Mesmeur, et la liste de droite conduite par Charles Compagnon.


