La campagne des municipales bat son plein à Rennes. Pour le second tour, trois candidats sont en lice : Charles Compagnon (centre), Nathalie Appéré (socialistes-écologistes) et Marie Mesmeur (insoumise). Challenger et conseiller municipal d’opposition, Charles Compagnon vient de décrocher ce 19 mars un soutien de taille et de poids : celui des Républicains.
« À l’heure du second tour, le temps est désormais au rassemblement de la droite et du centre», explique la direction national des Républicains. Face à une gauche sortante qui a échoué, nous avons décidé d’apporter notre appui à la liste « Vivre Rennes. Seule cette liste est en effet capable de battre les gauches qui ont abîmé la capitale bretonne. »
Ce soutien de dernière minute apparaît comme un signal fort pour le candidat centriste, qui bénéficiait déjà de la présence d’anciens Républicains sur sa liste. En creux, il marque aussi un désaveu pour Thomas Rousseau, candidat de la droite au premier tour, qui avait appelé à faire barrage uniquement à l’ultra-gauche, ce lundi.
Dans un communiqué, Les Républicains ont tenu toutefois à saluer son engagement. « À l’issue du premier tour des élections municipales à Rennes, nous saluons l’engagement, la clarté et le travail de Thomas Rousseau, qui a porté avec conviction nos valeurs. Nous remercions chaleureusement les électeurs qui lui ont accordé leur confiance. »
Ce ralliement intervient également après un appel du Rassemblement national à battre la gauche et l’ultra-gauche, contribuant à installer un rapport de force plus net pour le second tour. Ce matin, Charles Compagnon a aussi obtenu le soutien de Bruno Chavanat, ancien candidat à la mairie de Rennes et proche du mouvement écologiste Équinoxe au premier tour. Une prise de position qui illustre l’élargissement de sa base. « Rennes a besoin d’une respiration démocratique. Ce moment est décisif. Charles Compagnon incarne une alternance crédible, fondée sur l’engagement de terrain, le rassemblement et le renouvellement», a indiqué Bruno Chavanat.
Dernière minute : Après la parution de cet article, Thomas Rousseau a tenu à nous écrire. «ll n’y a aucun désaveu. J’ai appelé à battre les gauches mardi sur les réseaux sociaux. Mon parti appuie simplement ma démarche.» Tout le monde peut changer d’avis, même les candidats.


