À Rennes, ce 19 novembre, près de deux cents personnes ont manifesté à l’appel de plusieurs syndicats et collectifs réunis au sein de l’AG antifa. Elles manifestaient contre la tenue de la Nuit du Bien Commun rennaise, initialement prévu en public et organisé finalement en distanciel sous la pression des mouvements rennais. Leur cortège est parti de la place de la République derrière une banderole, a traversé le centre-ville puis la rue Saint-Melaine. Il est passé devant l’église, éclairée en rouge, avant d’être stoppé par un cordon de CRS devant la préfecture.
La Nuit du Bien Commun repose sur un modèle simple: une soirée, un public de donateurs, et des projets associatifs qui disposent de quelques minutes pour convaincre. Elle bénéficie du soutien de mécènes privés, dont Marc Ladreit de Stérin, figure connue du financement philanthropique et jugé par ses nombreux opposants, comme proche de l’extrême-droite.
Ces soirées font régulièrement l’objet de critiques, en particulier de certains élus de gauche et de collectifs situés à l’extrême gauche. Pour Thomas Rousseau, candidat des Républicains pour les municipales cette hostilité interroge. «Nous rappelons qu’il s’agit d’une initiative privée destinée à financer des associations privées œuvrant pour l’intérêt général. Nous nous étonnons donc de la légitimité de ces attaques et de ces prises de position.»
Avec l’Espoir Rennais, Thomas Rousseau réaffirme son attachement à la liberté d’expression et d’association. «Nous renouvelons notre soutien aux bénévoles et aux associations qui, grâce aux financements de la Nuit du Bien Commun, agissent auprès des plus fragiles et contribuent à reconstruire le lien social localement. Nous appelons enfin Madame Appéré à prendre les mesures nécessaires pour prévenir tout débordement. »


