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500 ARBRES ABATTUS : LA COLÈRE DE L’ÉLUE !

La municipalité rennaise est depuis quelques années confrontée, et encore plus ces derniers mois, à une gronde populaire sur l’abattage des arbres à Rennes (voir nos récents articles). “Aujourd’hui, il est inévitable dans une ville comme Rennes en pleine transformation de procéder à des coupes d’arbres mais cela n’autorise pas de faire tout et n’importe quoi”, s’est insurgée Clarisse David, élue de l’opposition, lors du dernier conseil municipal.

En quelques mois, la conseillère municipale comptabilise pas moins de 500 arbres abattus (voir son décompte plus bas). “Emblème de la nature en ville, l’arbre est de plus en plus contraint par la densification urbaine”, assure-t-elle. “Il est trop vu comme un espace non utile, une gêne et même un danger, alors que les apports des arbres sont pourtant bien connus et de plus en plus reconnus.”

“Ces abattages sont très mal perçus par la population rennaise”, poursuit Clarisse David qui rappelle l’utilité des conifères et autres : “un arbre n’est pas seulement un tronc et des feuilles. C’est surtout un symbole de sécurité et un lieu de rencontres sous le couvert de ses branches. La municipalité touche directement les habitants en modifiant leur paysage et leur cadre de vie en deux coups de tronçonneuse.”

Contre la destruction des arbres, Clarisse David ne veut pas entendre parler d’une vision bassement comptable de la municipalité rennaise. “L’augmentation globale des arbres sur la ville ne peut compenser la disparition de certains d’entre eux symboles de certains quartiers et de leur ambiance”, ajoute-t-elle. Contre les opérations médiatiques de la ville (plantation symbolique d’un mini-chêne comme sur la place Commeureuc ou recensement des arbres remarquables), elle milite en faveur d’un conseil en gestion du patrimoine vert regroupant des élus et des spécialistes comme dans certaine vile française.

Ce comité aurait pour compétences :  le renouvellement des arbres, le choix des essences. la sensibilisation de la population, l’entretien des arbres déjà.. “La municipalité ne doit pas une vision à court terme et ne doit laisser les arbres devenir des “victimes collatérales” de la reconstruction de la ville sur elle-même.” Interpellé lors du conseil municipal, Daniel Guillotin, conseiller municipal a invité Clarisse David à venir rencontrer le directeur des jardins et rappelé la plantation moyenne de 3000 arbres par an dans la ville.

Un chiffre : le nombre d’arbres reste identique à 130 000 arbres entre 2017 et 2018 !

La force des pétitions : l’exemple de l’avenue Janvier. Lors du conseil municipal de mai 2017, la municipalité avait présenté dans les grandes lignes l’aménagement de cette avenue emblématique pour Rennes 2030. Elle prévoyait une “Rambla” sans arbres pour donner davantage de places aux terrasses et apporter plus de lumière. Il aura fallu une pétition réunissant plus de 7 500 signatures en quelques semaines pour voir la municipalité faire un rétropédalage et préciser “que rien n’est acté ». Quelle perte de temps ! Et quel manque d’anticipation !”

Le décompte de Clarisse David : 35 platanes avenue Henri Fréville (03/19) coupés, Plusieurs platanes place Bir-Hakeim (03/19), les prairies St Martin (2018-2019)  où la transformation des prairies en parc a fait table rase de certains arbres, 17 arbres à Cleunay (03/19), 27 chênes avenue Winston Churchill, Ginkgo bd Marbeuf, platanes quai St Cyr, 160 peupliers avenue de Rochester, 270 Buttes de Coësmes, platanes place de Bretagne ….. pour les plus emblématiques…

A propos de l'auteur

Jean-Christophe COLLET

J-C Collet est journaliste et auteur (Lieux romantiques à Paris, Bretagne Chic, On dit qu'en Bretagne, Bretagne pas chère, Livre blanc sur le Nucléaire...).

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