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CONTRE LA DESTRUCTION DES ARBRES : DES RENNAIS VERTS DE RAGE

Naguère, à Rennes, les habitants luttaient contre la minéralisation des places. Aujourd’hui, ils se plaignent de l’abattage des arbres. Partout sur les réseaux sociaux ou lors des conseils municipaux, ils lancent des pétitions pour contrecarrer la destruction massive de nos vieux platanes et autres.

Il y a quelques semaines, une pétition réunissait plus de 1000 signataires contre l’abattage de platanes sur un tronçon de 220 mètres, avenue Henri Fréville à Rennes, le long des immeubles construits par Georges Maillols. “Notre pétition veut susciter une large mobilisation citoyenne pour rappeler à l’équipe municipale ses engagements et ses responsabilités en matière de lutte contre le réchauffement climatique, contre la dégradation de la qualité de l’air, contre les pollutions de tous ordres et pour la protection de la santé et du bien-être des Rennais”, expliquaient les signataires.

Il y a quelques jours, de membres de la Nature en Ville envoyaient une lettre aux élus rennais et à la maire pour réclamer une réponse claire vis-à-vis de la politique de “dédensification” de la mairie. Ils demandaient à surseoir aux abattages des arbres et par là même occasion souhaitaient un rendez-vous avec Daniel Guillotin, le conseiller municipal à l’écologie urbaine. Lequel n’aurait pas encore répondu. Il y a quelques jours encore, l’association Arbres Citoyens en appelait à “un plan arbre métropolitain “, qui serait inscrit dans le Plan local d’urbanisme intercommunal, (PLUI), cohérent avec le Plan de Protection de l’atmosphère (PPA).

On l’aura compris ! De droite comme à gauche, de nombreux rennais se mobilisent aujourd’hui contre la destruction des arbres. “Les discours et les grands plans c’est bien beau, mais concrètement je vois toujours autant de pollution et de béton. L’écologie à Rennes, c’est des arbres plantés dans du béton… “, explique Bertrand. Parmi les plus critiques, le philosophe Pascal Rougé. “La politique écologique de la municipalité est inexistante. C’est de l’habillage logorrhéique”, assure-t-il.

Lui et beaucoup d’autres craignent même la destruction des arbres de l’avenue Janvier en cas de réélection de Nathalie Appéré. En réponse, la ville fait valoir la plantation de 3000 arbres par an. “Nous n’avons jamais autant planté”, explique Daniel Guillotin, élu de la majorité municipale. “Nous travaillons sur un compteur, sur une application et une cartographie des plantations et des abattages sur l’espace public. Des solutions que nous partagerons le 25 avril avec la commission “arbres dans la ville”.

Des arbres fruitiers. Lors du budget participatif, des citoyens avaient proposé la plantation d’arbres fruitiers. “Votre proposition prévoit l’implantation d’arbres fruitiers sur l’ensemble de la ville. La ville de Rennes est très attentive à la place de l’arbre fruitier dans la ville. Plusieurs sites bénéficient déjà de la présence de ces arbres », avait répondu laconiquement la municipalité.”

A propos de l'auteur

Dragan Brkic.Jean-Christophe Collet

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