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WARPZONE : “ON N’A PAS EU DE CONTRÔLE POUR PROUVER NOTRE BONNE FOI”

Ecrit par Edwin Le Rouzic
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Patron du WarpZone depuis cinq ans et demi, Nicos voit aujourd’hui son bar au bout du Mail, fermé à cause du couvre-feu décidé par la préfète. Il s’insurge contre une décision qu’il juge punitive.

Nicos et ses trois associés ouvrent le WarpZone en janvier 2015. Tous trois proposent des tournois de jeux vidéos, des boissons et initialement des wraps. Ils attirent tout type de population, des étudiants, des jeunes travailleurs. Mais pas seulement.. ; Ils organisent des soirées d’entreprises, des conférences. Bref, ils font le plein !

Nous avons eu un sursis

En mars dernier arrive ce bien triste confinement. Les quatre associés se retrouvent en difficulté. Ils sont obligés de diviser la prime de 1500 euros à quatre ! Heureusement, ils avaient mis de l’argent de côté pour tenir les deux mois d’enfermement. “Les aides de l’Etat n’étaient pas suffisantes pour rester à flot”, ajoute Nicos. “Grâce à l’assurance du Crédit Agricole versée une semaine avant le 11 mai d’un montant de 10 000 Euros, nous avons eu un sursis.”

Après le confinement,  tous les quatre repartent de plus belle. Mais les nouvelles mesures sanitaires arrivent. Les bars tirent le rideau de plus en plus tôt pour finalement fermer toute la journée jusqu’à nouvel ordre. Autant Nicos comprend la mesure de fermeture à 22h, autant il ne comprend pas la fermeture journalière. Il dénonce une “punition collective” et s’insurge contre la stigmatisation des bars. “Aucune demande de l’Union des Métiers et de l’Industrie Hôtelière ainsi que du collectif #onvatoustrinquer n’a été entendue par la préfète. On n’a pas eu de contrôle pour prouver notre bonne foi.”

 Aujourd’hui, la situation est la même qu’au premier confinement.  “Pour l’instant, on n’a pas eu vent d’une autre aide que les 1500 Euros. On ne sait pas si on va y arriver. On ne sait pas non plus si on va pouvoir se payer.” Si, à Rennes, il espère ne pas fermer. “De nouveaux projets dans d’autres villes ne verront pas le jour comme le WarpZone de Cachan et deux ouvertures récentes sous la marque ne sont pas certaines de tenir.” Pourtant, Nicos et ses associés respectaient parfaitement le protocole sanitaire. Ils sont aujourd’hui fatigués de voir leurs efforts réduits à néant.

Info du jour : WarpZone devient une franchise dans plusieurs villes de France (Lorient, Cherbourg, Chambéry).

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Edwin Le Rouzic

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