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VIOLENCES PLACE SAINTE-ANNE : LA MAIRE CONDAMNE, L’OPPOSITION ACCUSE

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À la suite de la nuit agitée survenue dans le centre-ville (voir notre article), la maire de Rennes, Nathalie Appéré, a tenu à s’exprimer par le biais d’un communiqué publié sur les réseaux sociaux. « Je condamne fermement les violences insupportables et les dégradations commises par un groupe de casseurs cette nuit, dans Rennes », explique l’élue. « Les forces ont procédé à quatre interpellations. Je remercie les policiers, les pompiers et les services municipaux mobilisés sur le terrain. J’adresse toute ma solidarité et mon soutien aux trois agents qui ont été blessés au cours de cette intervention. »

Devant ces évènements, l’opposition (centre droit et droite) est montée au créneau. « Rennes a été le théâtre d’émeutes soutenues par l’extrême gauche », explique Charles Compagnon, leur porte-parole. « Notre ville paye le prix d’une pièce en deux actes. Tout d’abord, celui du laxisme d’une majorité installée dans une bienveillance naïve plutôt que dans un esprit de responsabilité. Puis, celui d’une compromission avec l’ultragauche, porteuse d’un message d’opposition à l’autorité dont sont garants les forces de l’ordre. »

Nous sommes d’ailleurs dans un jeu de dupes quand la maire condamne la violence, mais quelle fait voter des subventions à des associations qui appellent à ne pas respecter l’état de droit.

Sans hésiter, l’opposition accuse la municipalité. « Le vivre-ensemble ne doit plus être un slogan creux (…). Ce que nous éprouvons à Rennes n’est pas un cas isolé. Les mêmes causes entraînent les mêmes effets, à Nantes, par exemple. Les mêmes discours, les mêmes décennies d’inaction produisent là aussi une explosion des débordements dans certains quartiers ainsi que dans le centre historique. » L’opposition ne veut plus entendre une nouvelle fois un message politique renvoyant la balle au gouvernement. « Ces accusations sont la face émergée d’un immobilisme dressé en idéologie. (…) Les violences urbaines ne sont pas une fatalité, pour peu que nous souhaitions renouer avec le courage politique, l’esprit de responsabilité et le respect de l’autorité. »

Nous exprimons notre soutien aux bistrotiers et restaurateurs qui ont fini leur service dans une ambiance post-apocalyptique et ont vu leur mobilier emporté dans le brasier.» Carole Gandon.

 « Faut-il attendre qu’un drame survienne ? », s’interroge pour sa part le groupe Révéler Rennes (proche du gouvernement).  « La réaction de la Maire, réduite à un communiqué de 5 lignes pour condamner les agressions et les dégradations commises, n’est pas à la hauteur de la gravité des faits. Souhaite-t-elle ménager ses alliés insoumis et écologistes ? Ceux-ci sont toujours prompts à manifester contre la police, mais souvent discrets lorsqu’il s’agit de fustiger les comportements de l’extrême gauche. Cette complaisance doit cesser ! » ajoute Carole Gandon.

« Ce vandalisme et cette violence font écho à un discours toujours plus radical (…). Nos autorités politiques doivent prendre leurs responsabilités. Rennes n’est pas une zone de non-droit où l’on peut délibérément “casser du flic”. Aucune place doit être faite pour la complaisance face à ceux qui s’en prennent à nos forces de l’ordre. »

Infos + : « Nous sommes inquiets pour nos policiers municipaux, exposés eux aussi à cette violence. Car au lieu de recruter une brigade nocturne spécifiquement formée et équipée pour le travail de nuit, Nathalie Appéré s’est contentée d’élargir les horaires de présence des agents de la police municipale », assure Carole Gandon.

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jean-christophe collet

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