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dimanche 30 août 2026
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Violences, harcèlement, santé mentale : à Rennes, l’école veut mieux protéger les enfants

La ville fait des droits de l’enfant l’une des priorités de cette rentrée scolaire. Contrôle des personnels, formation des agents, procédures de signalement, santé mentale et lutte contre le harcèlement : la municipalité Rennes entend renforcer son dispositif de prévention.

Ce n’est pas seulement une histoire de changement de nom. Depuis mars, à Rennes, la délégation municipale « Éducation » est devenue « Éducation et droits de l’enfant » pour afficher ses priorités en matière de prévention des violences, de santé et d’accompagnement des plus jeunes.

Toute personne amenée à intervenir auprès de mineurs dans un accueil collectif fait désormais l’objet d’une vérification du bulletin n°2 du casier judiciaire. Pour les personnels d’animation déclarés par la collectivité, l’État consulte également le Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes, le FIJAISV.

Mais les contrôles ne suffisent pas. Depuis septembre 2025, les agents municipaux intervenant dans les écoles sont encadrés au quotidien par un responsable de site. Son rôle est d’accompagner les équipes, échanger avec la direction de l’école et veiller à la sécurité physique et affective des enfants.

Les animateurs, y compris les personnels temporaires, suivent également des formations à la protection de l’enfance. En 2026, les plus de 1 000 agents permanents de la Direction Éducation Enfance doivent avoir été sensibilisés aux violences éducatives ordinaires. En cas de signalement d’une violence sexuelle ou éducative grave susceptible d’avoir été commise par un agent, la règle annoncée est celle de la suspension conservatoire immédiate. Un signalement est parallèlement adressé au procureur de la République.

Mais protéger les enfants, c’est aussi s’intéresser à ce qui se passe dans leur tête. Les professionnels rennais observent des besoins croissants en matière d’accompagnement psychologique et de soutien aux familles, dans un contexte où certaines prises en charge spécialisées demeurent difficiles d’accès. La Ville travaille notamment sur les émotions, la confiance en soi ou l’empathie.

À l’école Toni-Morrison, à Maurepas, un parcours spécifique associe les enfants, les équipes éducatives et les parents. Ces derniers participent à des ateliers sur les besoins émotionnels, l’estime de soi ou encore l’impact des écrans. À Bréquigny, c’est le harcèlement qui est dans le viseur. Depuis 2023, le projet « Le harcèlement c’est stop » tente de libérer la parole. Face aux difficultés rencontrées pour évoquer le harcèlement scolaire et le cyberharcèlement, le théâtre a été choisi comme outil de médiation.

Quatre résidences menées en 2025 avec l’artiste Ilham Bakal ont donné naissance à une pièce filmée : elle met en scène des situations du quotidien et doit désormais être utilisée dans les écoles pour provoquer les échanges avec les élèves. Rennes dispose enfin d’une particularité : depuis 1988, elle exerce par délégation du Département des missions de protection maternelle et infantile. Les enfants de quatre ans bénéficient ainsi de bilans de santé réalisés par le Service Santé Enfance dans les 64 écoles maternelles publiques et privées de la ville.

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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