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mercredi 29 avril 2026
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URGENCE PSYCHIATRIQUE EN TENSIONS

Les urgences psychiatriques du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes ont connu des tensions, notamment lors du week-end des 19, 20 et 21 juillet 2024. Ces tensions surviennent au moment où des discussions sont en cours pour suspendre le Service d’accueil et d’orientation (SAO) du Centre Hospitalier Guillaume Régnier (CHGR).

Élu du syndicat CGT de Guillaume Régnier, Mickaël Brion ne cache pas son malaise. « Vu l’engorgement dans nos unités d’admission pour adultes et en pédopsychiatrie, il y a des patients qui sont en attente aux urgences du CHU, voire contentionnés (attachés). Cette situation est inadmissible. Les contentions sont quand même des pratiques qui sont d’un autre âge. Elles sont aujourd’hui très codifiées et doivent être employées en dernier recours quand l’hospitalisé peut se faire mal ou du mal aux autres. »

Une importante demande d’admission d’adultes en provenance du SAU (service d’accueil d’urgence) du CHU a été constatée ces récentes semaines. Il a rendu les choses temporairement complexe s», explique la direction de Guillaume Régnier.

Du côté du CHGR, le son de cloche est différent. « L’ensemble des patients provenant du CHU Rennes, les 19, 20 et 21 juillet 2024, relevant de nos services, ont bien été pris en charge par nos soins. Une cellule de crise s’est tenue spécifiquement la semaine du 15 juillet. Cet été, notre établissement va maintenir son offre de traitements de jour comme de nuit. Il ne rencontre pas non plus de difficultés dans ses ressources humaines qui pourraient impacter les soins. »

Un avis pas du tout partagé par le syndicaliste. « Depuis 2017, 150 lits ont été fermés pour diverses raisons, notamment des problématiques de réorganisation et de carrière médicale. Au début de l’année, 35 postes de médecins et 20 pour les infirmiers étaient vacants. J’ai donc du mal à comprendre l’affirmation de notre direction.  Ces tensions arrivent au moment où il est question de suspendre et délocaliser le SAO aux urgences du CHU. « Ce service, situé à l’entrée de Guillaume Régnier, joue un rôle crucial. Il évalue les patients avant de les orienter vers une unité d’hospitalisation, un suivi ambulatoire, ou vers un psychiatre ou psychologue libéral », explique Mickaël Brion. « Il est repéré par la population et les professionnels de santé depuis plus de quinze ans. Mais si ce service est appelé à disparaître. Ce changement nécessitera une nouvelle communication. Aux urgences du CHU, déjà débordées, ce sera une surcharge de travail. »

Le CHGR, troisième plus grand centre hospitalier spécialisé en psychiatrie de France avec 480 lits, a accueilli 30 400 personnes en 2023 (de source syndicale). « Mais depuis 2021, après la Covid, le mal-être au sein des unités d’admission est perceptible, ajoute Mickaël Brion. Il s’est intensifié avec l’augmentation du nombre de patients, alors que des lits continuent de fermer. »

Infos + : Une cellule de régulation se tient deux fois par semaine pour fluidifier les admissions », note le CHGR. 

jean-christophe collet
jean-christophe collet
Lancé par le journaliste Jean-Christophe Collet en 2012/2013, www.rennes-infos-autrement.fr devient un site d’informations en 2015 et est reconnu comme site d’informations en ligne par le ministère de la Culture et de la communication.

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