La journée de mobilisation organisée ce mardi 2 décembre a rassemblé à Rennes entre 610 personnes selon la police et 1 500 selon les syndicats. Cette action, portée par une intersyndicale regroupant notamment la CGT, la FSU, Solidaires, FO, la Confédération paysanne et l’Union pirate, s’inscrivait dans la continuité des mobilisations lancées depuis septembre, en présence d’une députée Marie Mesmeur. Malgré un contexte de débats budgétaires à l’Assemblée nationale et des appels répétés à maintenir la pression, la participation est restée faible comparée aux rassemblements précédents, comme celui d’octobre qui avait réuni plusieurs milliers de personnes.
Le cortège est parti de la place de la République en début d’après-midi et a défilé dans le centre-ville avant de se disperser sans incident vers 15 h. Ses revendications portaient principalement sur la contestation du budget 2026, la hausse des salaires, l’abrogation de la réforme des retraites et une fiscalité plus forte sur les hauts revenus. Plusieurs manifestants ont aussi mis en avant la dégradation du pouvoir d’achat, l’insuffisance des investissements publics et les conséquences de l’inflation sur les conditions de vie.
Les représentants syndicaux désirent maintenir une mobilisation régulière malgré la baisse du nombre de participants, ce 2 décembre. Ils prévoient d’ores et déjà une reprise du mouvement, avant les échéances politiques de 2027. « L’objectif est de conserver un rapport de force capable d’influencer les décisions gouvernementales et les négociations à venir », expliquait un syndicaliste. Des centaines de mobilisations ont eu lieu ce matin en France, mais les cortèges ont été très clairsemés notamment à Paris. Dans le cortège, les messages étaient pluriels. Ils oscillaient entre défense des services publics, justice sociale et opposition aux politiques économiques jugées favorables aux plus aisés.


